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CHRONIQUE PAR ...

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Dupinguez
Cette chronique a été mise en ligne le 24 octobre 2007
Sa note : 10/20

LINE UP

-Jonas Radehorn
(chant)

-Kenneth Johnsson
(guitare)

-Rickard Persson
(basse)

-Erik Sjögren
(clavier)

-Olov Groth
(batterie)

TRACKLIST

1)Brothers Of Grief
2)The Creeper
3)Call Of The Gods
4)The Union
5)Evil Kingdom
6)Sleeping In Reality
7)In The Ashes Of A Dream
8)Word Of Silence
9)Hammer Of Divine
10)The Play

DISCOGRAPHIE


The Citadel - Brothers Of Grief
(2007) - heavy metal - Label : GMR




Fraîchement débarqués de Suède (original), les membres de The Citadel nous livrent leur première offrande en la présence de Brothers of Grief. Et pour un début, ils ont mis les petits plats dans les grands : digipack, livret… Reste à savoir ce que contiennent ces petits plats. Point ici de death mélodique comme il est de coutume dans le pays, mais de heavy bien lourd.


Et bien dans le genre, les riffs sont efficaces. Les guitares pèsent bien, et les rythmiques sont en général assez percutantes pour accrocher l’auditeur dès le début des titres. Et il y a intérêt, parce que de tout l’album, le tempo ne varie quasiment pas, ou alors à de très rares passages au milieu des chansons. On pourrait presque démarrer le métronome au tempo du morceau d’ouverture, "Brothers of Grief", et le laisser tourner sans jamais être décalé. Mais bon, ce n’est pas un mal en soi. Malheureusement, on aura tôt fait de s’ennuyer, et ce pour plusieurs raisons. Et la première de celle-ci : mais que vient faire cette voix là-dessus? Pour revenir sur le titre d’ouverture, après une courte intro composée d’une mélodie orientale posée sur une grosse rythmique, on attaque directement le premier couplet. Et là, un chant, ou plutôt une tentative de chant mélodique vient tout gâcher. En effet, les vibratos sont grossiers, les notes pas bien précises le timbre banal et peu agréable… Le style pratiqué appelait sans doute quelque chose de plus heavy.

Mais ce n’est pas tout. Des refrains mélodiques d’une banalité affligeante viennent gâcher quelque peu le tout. De la guimauve en somme, comme si on en avait besoin. En plus, l’arsenal est complet : nappes de synthé, harmonies vocales, tout y est. Malheureusement pour les suédois, on ne compte plus les formations qui font ça mieux. Et puis les passages instrumentaux sont parfois assez joyeux, ce qui fait que l’on cherche désespérément un peu de cohérence dans tout ça. Rien n’est finalement bien marquant et après une écoute, l’auditeur sera bien en peine de pouvoir siffloter une mélodie. Pourtant, le tout n’est pas dénué d’intérêt, loin de là. Le travail des guitares est à ce titre, assez intéressant par sa simplicité et son efficacité. Le son est de plus d’étonnamment bonne qualité pour un premier effort. Tous les instruments se distinguent à merveille et forment un ensemble assez massif et compact. Il est simplement regrettable que la qualité des titres soit aussi inégale, car un mixage pareil méritait sûrement meilleur traitement.


Dommage pour ce coup d’essai qui aurait sûrement pu donner mieux. Pourtant, après avoir assimilé ce premier album, on a envie de donner une seconde chance à ce groupe. Car ce Brothers of Grief contient tout de même quelques bons moments, même s’ils ne durent jamais assez longtemps pour en profiter pleinement. En affinant son style et en éliminant le déchet, gageons que la prochaine fois sera la bonne.


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