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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-It
(guitare+basse+batterie+violon+chant)

-All
(chant)

TRACKLIST

1)Honores Vultus Mutares Ex Aeris Campi
2)Aerge Facere Alci
3)Icendio Fulminis Tecis
4)Calibus Frontem Tumeo Acidus Abcessus
5)Corpus In As Trahere Abincere
6)Bis Semina Dies Hora Dea Membra Corpora
7)Feci Factum Sanguine Gladios Made Fieri Factus
8)Tortus Torquero Colla Tumentes
9)Turannum Bellux Eventus Alci Exeo Sivium Vitae Carthaginis Integra
10)Hostes Orco Hostium Legiones Dis Manibus Pacis Ruptores Ultioni
11)Unimum, Mentem Alcis Juventutem Largitionibus, Hostes Addimicandum, Commotis Exita Sacris Thyias

DISCOGRAPHIE

Evil Genius (2007)

Abruptum - Evil Genius
(2007) - inclassable - Label : Black Lodge



Impossible de le nier : Abruptum aura marqué, qu’il soit reconnu comme la pure expression non musicale de l’entité démoniaque qui nous habite chacun, ou bien qu’il soit considéré tel un clown bruitiste à la démarche simpliste.

Abruptum est aussi de ceux qui auront marqué la sombre jeunesse du black metal dès 1989, voyant le jour avec deux rejetons de Ophtalamia et Vondur : It et All. Suite au départ de All en 1991, motivé par un alcoolisme grandissant, c’est Evil (Morgan Håkansson de Marduk) qui le remplace. Le groupe prend son envol une fois provisoirement signé sur le label d’Euronymous, et cesse son activité en 2005. Voici donc Evil Genius, du même titre que la compilation 1995, ressortie cette année par Black Lodge Productions, regroupant l’essentiel de la pathologie bruitiste d’Abruptum, (démo Hexam Galaem Zelog et Satanist Tunes, ainsi que le 7" ep Evil), comptant le bonus (ô joie) "De Profundis Mors Vas Cousumet".

De cette ambiance sale, dégoulinante, nauséabonde, où le chant se tient en profanateur insensible, la guitare en option et la batterie pachydermique jusqu’à l’abrutissement, se dégage l’impression presque désobligée qu’il ne s’agit pas de musique. It en convient lui aussi, faisant du commentaire suivant une vérité indiscutable : « Abruptum n’est en aucun cas de la musique […] ». Cependant, derrière ces méfaits datant d’une époque où la Scandinavie régnait; il faut reconnaître que le combo est communicatif de sa maladie frôlant la perversité, plus palpable encore à mesure que les titres défilent, jusqu’à l’excellent "Hostes Orco Hostium Legiones Dis Manibus Pacio Ruptores Ultioni", ode au sexe sale.


Cette compilation fait ressortir toute la folie de ce groupe, parfois géniale, parfois ridicule, qui n’a pas trouvé de réel petit frère. Mais une question se pose et c’est là toute la métaphysique de l’article : pourquoi ressortir la même compilation douze ans après ? Les fans savent bien où trouver réjouissance, surtout pour une entité aussi particulière qu’Abruptum… Alors encore : quel intérêt ?


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