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CHRONIQUE PAR ...

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Blackmore
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Steve Walsh
(chant+piano)

-Robbie Steinhardt
(chant+violon)

-Phil Ehart
(batterie)

-Billy Greer
(basse)

-Rich Williams
(guitare)

TRACKLIST

1)Eleanor Rigby
2)Dust in the Wind
3)Preambule
4)Song for America
5)In Your Eyes
6)Miracles Out of Nowhere
7)Hold On
8)Sky Is Falling
9)Cheyenne Anthem
10)Prelude & Introduction
11)The Wall
12)Need to Know
13)Nobody's Home

DISCOGRAPHIE


Kansas - Always Never The Same
(1998) - rock prog - Label : Westside





Les albums de reprises orchestrales sont devenus légions. Pourtant, l’orchestration dans ce genre de disque n’est souvent qu’un gimmick, un accompagnant plus qu’un acteur. On part donc forcément avec des appréhensions négatives quand on découvre un nouveau disque du genre. Est-ce que Kansas a su se sortir de ce piège ? Pas si sûr… Mais avant tout chose, un mot sur le line-up. Always Never The Same marque le retour de Robby Steinhardt, le violoniste rock 'n' roll, et d’une certaine stabilité. Une annonce qui ne manqua pas de ravir les fans à l’époque. Pour le reste, on a presque droit au line-up original (Billy Greer remplace toujours Dave Hope) et il ne manque en fait que Kerry Livgren.

Le disque propose une bonne sélection de titres. On y trouve en effet des classiques de la belle époque comme "The Wall", "Song For America", ou "Dust In The Wind" mais aussi du FM moisi de la période 80 ("Hold On") et trois inédits signés Walsh. Il y a donc de quoi faire pour le fan. Malheureusement, on se rend vite compte que l’utilisation de l’orchestration n’est pas des plus recherchées. En effet, ce dernier se cantonne le plus souvent à un simple rôle secondaire histoire de donner plus d’emphase aux morceaux sans en changer la structure. Si on peut être déçu de ce constat, il ne faut pas pour autant bouder un disque qui donne l’occasion d’écouter "Cheyenne Anthem" avec un accompagnement symphonique. Car nous avons ici une superbe version de ce monument de l’œuvre du groupe.

De la même manière "Miracles Out of Nowhere" et "Song For America" sont diablement bien mis en relief. Du beau travail. On regrette alors de ne pas avoir une version de "Magnum Opus" quand on voit la qualité de ces trois classiques du groupe. Dommage. Toujours dans les déceptions, la version de "Nobody’s Home" peine vraiment à retrouver son lyrisme original et les inédits de Walsh ne présentent pas un intérêt flagrant. Seul "The Sky Is Falling" tire son épingle du jeu avec quelques lignes vocales très agréables. Bien qu’il soit sous-exploité, l’orchestre se retrouve seul pour deux titres. Le but étant surtout d’introduire "Song For America" et "The Wall". Des interventions sympathiques mais qui n’ont rien d’extraordinaire. Fait nettement plus intéressant, le disque s’ouvre sur une reprise musclée d’"Eleanor Rigby". Une pure réussite qui fait honneur au hit des Beatles. Comme quoi, cet exercice n’est pas toujours pure perte.


Always Never The Same est donc un album qui s’adresse avant tout aux fans. Il pourra cependant faire un bon disque d’introduction au néophyte qui voudrait plonger dans l’univers du groupe. Reste que l’absence de Livgren est regrettable car il aurait sans doute poussé le groupe (avec l’aide du Saint Père) à faire quelque chose de plus original et de plus osé.


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