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CHRONIQUE PAR ...

10
Beren
Cette chronique a été mise en ligne le 01 décembre 2007
Sa note : 7/20

LINE UP

-Dennis Mirkus
(chant)

-Till Maiwald
(guitare)

-Markus Vogler
(basse)

-Dominik Sapia
(batterie)

TRACKLIST

1)Wir Leben
2)Dein Stern
3)Auf Den Weg In Deine Welt
4)Steht Auf!
5)Die Dunkelste Stunde
6)Ich Halte Dich
7)Gold
8)Kein Land In Sicht
9)Wird Alles Gut
10)Geh Durchs Feuer

DISCOGRAPHIE


Eisheilig - Auf Den Weg In Deine Welt
(2007) - rock glam - Label : Drakkar Records



Où sont passées la mélancolie et la lourdeur de tous les instants présentes lors des débuts des Allemands d’Eisheilig (l’éponyme gothique/doom sorti en 2001, très bon premier essai) ? Telle est la question que l’on peut légitimement se poser à l’écoute de "Wir Leben", le morceau qui introduit ce troisième et nouvel opus, intitulé Auf Dem Weg In Deine Welt.

Le sucre et le miel débordent en effet de tous les côtés, malgré une mélodie loin d’être vilaine ; mais la mélodie a beau être belle, le refrain calibré, l’accompagnement musical manque terriblement de pêche et d’intensité. Cette tendance va malheureusement se répéter le long d’un album qui paraît bien plat et morne face à la sombre beauté de certains anciens morceaux.

Alors oui, comparer les deux albums n’a plus de sens aujourd’hui, tant les styles pratiqués sont antagonistes : Auf Den Weg In Deine Welt est un album qui lorgne désormais vers les échappées love metal à la H.I.M (la voix souvent ridicule de Dennis Mirkus et les riffs bien inoffensifs de "Dein Stern"/"Steht Auf !"/"Kein Land in Sicht") lorsque qu’il ne tente pas de plagier littéralement Rammstein à fond les ballons ("Geh Durchs Feuer", inutile et impersonnel sursaut de fin de parcours). Édifiant.

Le plus marquant reste qu’Eisheilig ne possède aucune personnalité et mange à tous les râteliers sur cet album sans âme, doublé d’une propension à endormir son auditoire sans prévenir. En vrac, on citera comme « influences » Type O Negative – oui, mais Mirkus ne s’appelle pas Steele, Rammstein – oui, mais Mirkus n’est pas Lindemann, bien qu’il ait réussi à me tromper quelques secondes sur "Geh Durchs Feuer". Non, vraiment, écoutez, c'est assez hilarant.


Le summum de l’indéfinissable est atteint sur des morceaux tels que "Ich Halte Dich" ou "Die Dunkelste Stunde", indescriptibles tentatives pour rallier les gothopouffes. Lorsque je liste les incroyables défauts de cet album et par extension, de ce qu'est devenu un groupe pourtant prometteur, je dis: poubelle !


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