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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 11/20

LINE UP

-Folco Orlandini
(chant)

-Joe Taccone
(guitare)

-Lorenzo Deho
(basse)

-Nick Rossetti
(batterie)

TRACKLIST

1)Another Day
2)Somebody Haunts Me
3)Cyberpleasure
4)Wind Of Ages - Chapter 1
5)Wind Of Ages - Chapter 2
6)Spiritual Distortions
7)Heaven Again
8)So Far Away
9)Will You Remember

DISCOGRAPHIE

Khali (2000)

Khali - Khali
(2000) - heavy metal mélodique - Label : SPV



A ne pas confondre avec Cali, mais bien plutôt avec Time Machine. Oui je sais, phonétiquement ça n'est pas vraiment pareil. Mais voyez-vous, Khali est à l'origine le projet solo de Lorenzo Deho, bassiste de Time Machine, sur lequel on retrouve les musiciens de ... Time Machine, au grand complet. En gros, c'est le même groupe. Seul le nom change. Et la musique, c'est la même. Normal, après tout...

Voilà une réédition qui ne touchera pas grand monde. M'enfin les labels sont des entreprises comme des autres... Sorti initialement en 2000, cet album éponyme de Khali affiche déjà le penchant de Lorenzo Deho pour un metal trèèès mélodique, voire un peu niais, que l'on qualifie à tort de «progressif». Certes, les morceaux sont tous relativement longs, mais ils suivent tous une structure des plus classiques. Seul "Wind Of Ages", décliné en deux chapitres, s'avère plus complexe et recherché, même si les nombreux plans dissimulés dans cette chanson tiennent plus ou moins la route. Globalement, le soufflé retombe à partir de la moitié du morceau... Néanmoins, il s'agit d'un effort de composition conséquent, à l'esprit effectivement progressif ; l'instauration de ce dernier reposant notamment sur l'apparition de claviers. Pour le reste de l'album, il ne s'agit ni plus ni moins que de hard - heavy mélodique en général peu inspiré.

La voix de Pino Tozzi semble limitée à ce registre. En peine dans les notes aiguës, le vocaliste n'est décidément pas une référence du genre. Son timbre rappelle malgré tout Roy S. Khan de Kamelot, et cela est particulièrement perceptible sur "Somebody Haunts Me", "Heaven Again" ou le bonus "Will You Remember". Très propret et peu aventureux, il en faut plus pour séduire, et ce ne sont pas les mélodies gnan-gnan composées par Lorenzo Deho qui sauvent l'affaire. A l'écoute de l'album, il n'est pas difficile de comprendre que le gaillard affectionne les couplets tout doux et gentillets en arpèges et les refains passe-partout. L'exemple le plus flagrant en est "Cyberpleasure", où pour le coup on quitte totalement le metal pour aborder le hard FM raccoleur. Inutile de préciser que ce titre n'est pas le plus intéressant de la galette.

Mais qu'y a t'il d'intéressant, en fin de compte ? Ben c'est bien le problème. Ca joue bien, ça se retient bien, mais ça ne décolle jamais vraiment. On jurerait cette musique composée il y a 20 ans, et l'effet anachronique y est sans doute pour quelque chose. Les parties instrumentales sont plutôt correctes dans l'ensemble, si l'on a aucun problème avec la production très light, qui comme chez Time Machine confère un son très pop-rock à l'ensemble. Certains morceaux sortent toutefois du lot: le fameux "Wind Of Ages" donc, mais aussi le catchy "Spiritual Distortions", beaucoup plus accessible mais bien composé. Dommage que le chant manque autant de patate. "So Far Away" se veut plus lourd - il aura fallu attendre la fin du disque pour avoir du "vrai" heavy - et plus atmosphérique, où les claviers sont un peu moins discrets. Cela ne pèse pas lourd face à l'impression générale laissée par Khali, celle d'un groupe qui n'est pas à la hauteur face à la concurrence dans le circuit du metal mélodique. Et ne vous laissez pas abuser par les étiquettes, car ce n'est pas en Khali que vous trouverez la relève du progressif...




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