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CHRONIQUE PAR ...

20
Ryd
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 18/20

LINE UP

-Tim Aymar
(chant)

-Chuck Schuldiner
(guitare)

-Shannon Hamm
(guitare)

-Steve DiGiorgio
(basse)

-Richard Christy
(batterie)

TRACKLIST

1)Consumed
2)Breaking The Broken
3)Expect The Unexpected
4)What If...?
5)When The Link Becomes Missing
6)Believe
7)Cut Down
8)The Fragile Art Of Existence

DISCOGRAPHIE


Control Denied - The Fragile Art Of Existence
(1999) - metal prog - Label : Nuclear Blast



Hmmmmm… Le dernier album de Chuck, un testament en quelque sorte. Mes aïeux quel testament, car cet album est une pure merveille. Admirez déjà les gars réunis là dedans : Steve Digiorgio à la basse, Richard Christy derrière les fûts, Shannon Ham à la 6 cordes ... Le gratin de Death. Tout ce beau monde a été réuni sous la direction de Chuck pour nous pondre un putain de chef d’œuvre.

Apres avoir fait un Scream Bloody Gore brut de décoffrage, Chuck s’orientait vers des morceaux de plus en plus complexes, progressifs, techniques avec des albums tels que SymbolicSound Of Perseverance, et ce Fragile Art Of Existence en est l’aboutissement. Ici le métal est poussé dans ses retranchements, cela devient quelque chose d’autre, la batterie de Christy toujours aussi groovante, avec ses rythmes complexes, les riffs de Chuck sont on ne peut plus inspirés, ses soli on ne peut plus magnifiques, on est transporté dans les hautes sphères de la musique. La première chanson commence par une belle intro, où le DiGiorgio nous abreuve de sa 4 cordes de manière divine, avec des arpéges cristallins de Chuck, le ton est donné, on a dans les oreilles un truc immense, cela s’enchaîne par un riff Deathien du meilleur effet, et soudain surprise, ce n’est pas Chuck au chant, mais quelqu’un qui répond au doux nom de Tim Aymar. Il faut reconnaître que le gars s’en sort à merveille, cela en décevra peut etre certains (qui préfèrent le chant hurlé de Chuck), mais celui-ci en tout cas alterne avec une facilité déconcertante le chant Death, et une voix claire et limpide, une belle pointure donc. Le morceaux continue avec ses changements de tempo, ses breaks de fou, et ses riffs si puissants et pourtant quasi mélodiques, et surtout ses soli reconnaissables entre mille…

Ce qui est incroyable dans cet album, c’est que tout à coup on ne sait plus où on est, ce n’est pas du death, ni du thrash, ni du heavy, cet album est unique, une bouffée de fraîcheur… Chaque chanson de cet album est une perle, toute dans ce style si unique, on sent que tout a été extrêmement peaufiné, que ceci est une version ultime, aucune chanson ne pourrait être mieux, elles sont toutes extraordinaires… Cet album se nomme The Fragile Art Of Existence, et comporte des chansons comme "Consumed", "Expect The Unexpected", "What If...", on a l’impression qu’à force d’être visionnaire, Chuck a senti ce qui allait lui arriver, et qu’il a ainsi mis toute sa force dans cette œuvre… Initiateur d’un style, il l’a porté aux limites, pour en faire quelque chose de nouveau encore, que le brutal pouvait être une musique des plus complexes, des plus nobles, finissant le millenaire en beauté. Un disque sublime servi par une prod hélas mi figue mi raisin ; on distingue parfaitement chaque instrument, mais le son de guitare manque de puissance.





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