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CHRONIQUE PAR ...

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Flower King
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 9/20

LINE UP

-Joacim Cans
(chant)

-Oscar Dronjak
(guitare)

-Stefan Elmgren
(guitare)

-Magnus Rosen
(basse)

-Anders Johansson
(batterie)

TRACKLIST

1)Threshold
2)The Fire Burns Forever
3)Rebel Inside
4)Natural High
5)Dark Wings, Dark Words
6)Howlin' With The Pac
7)Shadow Empire
8)Carved In Stone
9)Reign Of The Hammer
10)Genocide
11)Titan

DISCOGRAPHIE

Renegade (2000)
Threshold (2006)
No Sacrifice, No Victory (2009)
Infected (2011)

Hammerfall - Threshold
(2006) - heavy metal - Label : Nuclear Blast



« Hammerfaaaaaall ! » Plus qu’un quelconque combo de Metal scandinave, ce nom m’évoque le beat’em all Altered Beast*, l’un des premiers jeux sortis pour la Sega Megadrive, à la fin des années 1980. Le graphisme était pâlot, la jouabilité médiocre, et ne parlons pas du level-design… Bref, ce jeu procurait bien moins de plaisir que les Golden Axe ou Streets Of Rage qui allaient sortir quelques temps plus tard. Mais il avait eu l’avantage de sortir le premier, ce qui fait qu’il est plus présent dans la mémoire des gamers. Et Hammerfall, le groupe, c’est un peu la même histoire.

Dix ans d’une carrière bien remplie pour une formation of True Warriors Of Destiny qui semble toujours aussi populaire… et ne casse pas trois pattes à un canard. Et ça ne change pas avec ce nouvel album, Threshold, qui n’a rien d’une bouse intergalactique mais reste assez médiocre, et pénible pour qui n’est pas préparé aux défauts inhérents au groupe. Ces derniers plombent des morceaux qui auraient vraiment pu fonctionner dans d’autres conditions. Mais pas ici, soit à cause d’une longueur excessive qui ne colle pas avec des structures bien trop carrées ("Shadow Empire", le poussif "Carved In Stone"), d’un abus de chœurs typés « fête de la bière » ("Dark Wings, Dark Words") ou d’un manque de refrains percutants (l’anecdotique "Howlin’ With The Pac"). "Rebel Inside" réussit le pari osé de combiner ces trois carences, pour un franc moment de rigolade (ou de douleur crispée, ça dépend de votre tempérament).

Les musiciens ne peuvent pas faire grand-chose pour rattraper ces écueils. La rythmique est on ne peut plus métronomique, efficace, mais sans génie ; quant aux soli de guitare, ils passent totalement inaperçus : ni effroyables, ni admirables. Reste Monsieur Cans qui se démène pas mal pour animer tout ça, mais a tendance à trop maniérer sa voix. Et dans le cas présent, ça ne passe pas.

Mais comme les gars de Hammerfall ne sont quand même pas les Charlots Du True Metal, ils nous ont glissé quelques bonnes surprises dans leur ouvrage. Lequel démarre plutôt bien avec un morceau-titre dynamique et bien agencé – malgré une intro lamentable – et un refrain fédérateur sans tomber dans le pompier. "The Fire Burns Forever", archétype du single efficace, se montre plus concluant encore : le riff en acier est aussi simple qu’appréciable, et les chœurs sont ici parfaitement justifiés ; une franche réussite, même si le clip parvient à franchir les frontières de l'ignominie visuelle. Et si prochain single il doit y avoir, nul doute qu’on le trouvera en quasi-fin de parcours, avec l’épatant "Genocide", qui prouve que oui, le groupe peut composer des refrains en béton armé avec une mélodie un tant soit peu originale. Et le chant de Cans est au diapason, varié, sans en faire des tonnes.


Alors, les mecs, si cet album-là n’est pas encore le bon, on ne désespère pas, on se remonte les manches et on fait plein de petits "Genocide" pour le prochain disque ! C’est possible !

*Après vérification, la voix digitalisée ne prononçait pas « hammerfall » mais « power-up » ; mais elle était de si mauvaise qualité qu’il était difficile d’y comprendre quelque chose. On ne supprime pas si facilement des souvenirs d’enfance…


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