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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Tony Kakko
(chant+claviers)

-Jani Liimatainen
(guitare)

-Henrik Klingenberg
(claviers)

-Marko Paasikoski
(basse)

-Tommy Portimo
(batterie)

TRACKLIST

1)Prelude For Reckoning
2)Misplaced
3)Blinded No More
4)Fullmoon
5)Victoria's Secret
6)Broken
7)8th Commandment
8)Shamandalie
9)Kingdom For A Heart
10)Replica
11)My Land
12)Black Sheep
13)San Sebastian
14)Gravenimage
15)Don't Say A Word
16)The Cage
17)Vodka Song (Hana Nagila)

DISCOGRAPHIE


Sonata Arctica - For The Sake Of Revenge (DVD)
(2006) - mélodique speed metal - Label : Nuclear Blast



Les Finlandais de Sonata Arctica avaient effectivement besoin de prendre leur revanche en live, après un Songs Of Silence sorti trop tôt (2001) et indigne du groupe. Fort désormais de quatre albums, le collectif a aujourd'hui plus de biscuits et s'avère plus à même de fournir un live digne de ce nom. For The Sake Of Revenge est ainsi le témoignage brut d'un concert enregistré dans son intégralité au Japon, à Tokyo plus précisément, là où bon nombre de groupes de metal européens jouissent du statut de demi-dieux. Cette patrie a de tout temps été favorable aux rejetons de Stratovarius ; il n'y a donc point de surprise. En revanche, la prestation du groupe était bel et bien attendue au tournant, étant donnée la réputation peu favorable que connaît le goupe concernant leurs concerts.

La set-list, en premier lieu, a été fort judicieusement choisie. Tous les tubes sont présents, déjà nombreux malgré la relativement courte carrière du groupe. Tony Kakko et ses comparses n'ont pas oublié l'attrait particulier du public nippon envers les morcaux speed, et c'est avec joie que l'on retrouve les "Victoria's Secret", "8th Commandment" et autre "San Sebastian", en version survitaminée. Promotion de Reckoning Night oblige, ce sont "Misplaced" et "Blinded No More" qui ouvrent le bal, où le jeu de scène des musiciens, pas très à l'aise en début de gig, n'est pas des plus exaltants. Heureusement, cela s'arrange rapidement, et dès l'indispensable "Fullmoon" où la foule est mise à contribution. Le line-up stabilisé du combo fait montre d'une grande cohésion sur scène, comme en attestent les nombreux duels clavier / guitare, réglés à la minute. La section rythmique composée de Marko Paasikoski à la basse et de Tommy Portimo à la batterie, si elle demeure plutôt discrète sur scène, ne souffre d'aucune baisse de régime, malgré la tendance générale à la rapidité.

Quant au cas Kakko (sic), souvent désigné à raison comme maillon faible du groupe en concert, force est de constater en son chant de grands progrès. Certes, demeurent certaines approximations, comme le ratage du tour de chant sur "Replica", provoquant l'hilarité des premiers rangs, des erreurs de texte, ou encore une technique de souffle non encore parfaite, mais la tenue des notes hautes s'effectue dorénavant de façon beaucoup moins laborieuse, et l'agressivité apparue sur le dernier opus du groupe est très fidèlement retransmise. Quelques légers growls ("The End Of This Chapter") confirment. Un titre comme "Don't Say A Word" par exemple, excessivement difficile à chanter, n'a ici à souffrir que de petites dissonances lors du break, soit rien de bien grave. Signalons tout de même l'aide et le soulagement plus qu'opportuns fournis à Tony par Jani Liimatainen , qui s'avère être, en plus d'un enfoiré de gratteux, très bon vocaliste.

Tony s'adresse souvent au public et n'a cesse de le faire hurler et bouger. Un petit jeu ridicule s'opère entre eux avant l'introduction de "Gravenimage", dont la mise en scène prête à sourire. Musicalement, les jeunes gens ont prévu de petites surprises qui ont leur petit effet: "Fullmoon" se concluant par la mélodie lead de "White Pearl, Black Oceans", un excellent break aux couleurs de "Letter To Dana" au sein du non moins excellent "Kingdom For A Heart", ou encore le final très chantant de "My Land". Le premier album du groupe, Ecliptica, est plus que bien représenté, avec pas moins de cinq extraits, signe de l'attachement non dissimilé du public envers ce petit bijou sorti voilà six ans déjà. A la faveur de ce show plein de bonnes vibrations et de bonne humeur (qu'Henrik Klingenberg manifeste en fracassant son clavier-guitare à la fin de "San Sebastian"), "The Cage" et la désormais traditionelle "Vodka Song" achèvent le public japonais. Heureux fut-il, car il a assisté, en vérité, à un très bon concert. Voilà qui ajoute un peu de crédit au nouveau chef de file du speed mélodique scandinave. Que les fans se jettent dessus !




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