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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 23 avril 2015
Sa note : 12/20

LINE UP

-Max 
(chants)

-Jojo 
(guitare)

-Odian 
(guitare)

-Moon 
(basse)

-Igor
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Wise Man Is Dead
3) Jesus Sucks
4) Cracks Whore
5) Purgatory
6) Terrorist (ft. Nico Xanort)
7) Furious Pig
8) Kill With Truth
9) Warslave
10) Addiction
11) Redemption

DISCOGRAPHIE


Warfaith - Wise Man Is Dead
(2015) - thrash metal - Label : Autoproduction



Bon... Difficile de débuter une introduction de chronique d'album lorsque l'on sait pertinemment que ce ne sera pas l'originalité qui nous fera vibrer. Il convient alors de se mettre en mode « roue libre » et laisser le kiff d'un genre faire son œuvre. En l’occurrence, Warfait, thrash metal, première ! (clap).

Wise Man Is Dead est le premier album des Nancéiens de Warfaith qui n'avaient, jusqu'alors, uniquement proposé qu'un EP. Voici donc un album auto-produit et dont l'artwork ne fait pas du tout dans la dentelle et renvoie bon nombre de codes rappelant le bon vieux thrash metal. Les dix morceaux (laissons l'intro de coté), la durée (un peu plus d'une demi heure) et les titres, ne laissent aucun doute : lançons le bouzin et jaugeons ce thrash fraîchement écrit mais tapant dans le old-school. Le terme « old-school » est immédiatement à reformuler avec ce groupe, c'est la bonne surprise. Parlons d'approche traditionnelle du genre avec cette grosse colère où les vocaux tachent les premiers rangs de postillons, et le «tranchage »  bourrin de riffs chromatiques rythmiques . On trouve aussi cette petite présence punk originelle par moments - équilibrée avec quelques teintes hardcore pour le coup plutôt modernes - qui de facto différencie un peu les compositions des photocopies de genre (sans pour autant révolutionner la chose). 
Ne cherchons pas plus loin l'originalité, ce n'est pas le but. Les dix titres s’enchaînent sans temps mort, la basse est très présente et prend même parfois le pas sur les guitares (une volonté de production ?). Le son s'en trouve renforcé, mais ça fatigue l'oreille sur la longueur. La batterie ne se contente pas de suivre la ligne et envoie quelques artifices très agréables. Pour résumer, les mecs maîtrisent leur instrument et parviennent parfaitement à jouer ensemble. On imagine d'ailleurs rapidement le groupe en concert, lorsque les compositions doivent littéralement exploser et lancer du pogo. Cette impression est d'ailleurs très encourageante car, même si une lassitude usuelle s'installe, on n'hésite pas à se remettre une petit " Jesus Sucks" ou "Crack's Whore" dans la playlist de bourrins récents. Pour le reste, espérons que l'opus permettra au groupe d'avancer dans son projet musica, avec pour première motivation le plaisir de balancer ce genre de compos au public.


Pas de mauvaises choses sur ce premier album des Warfaith qui n'ont pas joué la carte humilité : pour une autoproduction le résultat est honorable et de qualité. Et même si le genre est plutôt éprouvé, le groupe est à suivre et à aller voir sur scène si de passage dans votre coin. En résumé, du bon gros thrash « made in France ». Ni moins, ni plus

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