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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 12 octobre 2015
Sa note : 14/20

LINE UP

-Graveless
(chant+guitare)

-Magnus
(guitare)
 
-Noir
(guitare)

-Demogorgon
(basse)

Beheader
(batterie)

TRACKLIST

1) Kill or be Killed
2) Where Nightmares Breed
3) Black Magic
4) Root of All Evil

5) Killing Machine
6) Lunatic
7) Wake Up in Hell
8) Erected From the Grave
9) The Season of Ill Wind
10) Land Down Under (Men at Work Cover)

DISCOGRAPHIE

Anticosm (2015)

Anticosm - Anticosm
(2015) - thrash metal noirci au crayon de couleur ! - Label : Autoproduction



Heureusement que la qualité d'un album ne s'arrête pas à son artwork ! A ce petit jeu oiseux, Anticosm n'aurait eu aucune chance. Anticosm. Passé l'image, le nom. Franchement ?! Rien de moins ? Ces bons hommes vont contre le fruit du big-bang ? Il ne m'en fallait pas plus pour me précipiter sur cet album labellisé black thrash 'n' roll par le groupe lui même.

Le coté rigolo du promo se poursuit dans la bio du groupe où l'on apprend que celui-ci existe depuis prêt de dix ans, avec les même membres - mais officiant selon l'époque à des postes différents. La discographie compte un seul album et toute une tripotée de maxi, singles et participations divers. En conséquence, on peut se demander si l'effet Spinal Tap n'habite pas ce groupe et laisse entrevoir un nombre astronomique de boutades clichées sur le sujet. Et bien NON ! Tout cet écran de fumée se dissipe très rapidement avec "Kill or be Killed" qui sonne la charge des Américains.
Faire simple, c'est tellement difficile... Et pourtant ! D'une évidence folle et forcément point d'ancrage intemporel des critiques faciles, le groupe maîtrise totalement le thrash ancestral dégueulé jadis des gorges profondes du rock putride toujours montré du doigt par la bienséance et la sobriété. Et bien tant mieux, ou tant pis, enfin peu importe, car on se prend des compos rapides, violentes, où le sain patron picking a encore la hampe pleine de sang et prête à gicler sur la partoche son chaud staccato qui te crochète ta race en croche et décroche le plus jouvenceaux de ses lettres à Élise.
Et alors ? Alors le groupe est aussi doué que son artwork bâclé. Le joyaux "Black Magic" et sa huitaine de minutes justifient à eux seuls l’obole possible au groupe qui, quitte à faire « jusqu'au boutiste », met l'album en « free download » sur ses différentes plateformes. Si le titre peut résumer le talent du groupe car contenant tout leur panel de jeu, des compositions comme "Root Of All Evil" ou "Erected From the Grave" témoignent également de la capacité à délayer de grandes phases mélodiques. Et lorsque le coté black harcèle la ligne thrash, l'idée parait excellente mais dénature un peu les qualités principales du registre. Comme une surcouche agréable en co-pilote, mais certainement pas à laisser aux commandes du bolide.

ET BEUHAA MERD'ALORS... Un artwork ridicule qui cache une bonne surprise et un très bon petit album thrash des chaumières... Même si la cover des Men At Work reste anecdotique, le reste s'enfile sans mâcher, en bon goinfre du riff qui se cache en chacun de nous.


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