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CHRONIQUE PAR ...

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S1phonique
Cette chronique a été mise en ligne le 19 mars 2016
Sa note : 15/20

LINE UP

-Davie Allan
(tout)

-Joel Grind
(tout)

TRACKLIST

Davie Allan :
1) Recycled Too
2) Buzz Saw Effect

Joel Grind :
1) The Invisible Landscape
2) Peacekeeper

DISCOGRAPHIE

Split (split) (2016)

Joel Grind + Davie Allan - Split (split)
(2016) - hard rock Fuzz pour grosses cylindrées - Label : Relapse Records



Que les gros cubes lèvent le doigt ! Que de pot ! Davie Allan l'un des pionniers du son distordu et du surf rock sort un split avec Joel Grind l'homme au multiples compétences qui , lorsqu'il ne thrashe pas avec son groupe Toxic Holocaust, compose tout un tas de musique et produit bon nombre de groupes. En route ! 

Absolument rien ne sera surprenant sur ces deux fois deux titres mais absolument rien ne sera décevant ! Deux nouveaux titres de Davie Allan c'est forcément cinq ou six minutes où la guitare se ballade joyeusement dans les mélodies graisseuses. On commence sur "Recycled Too" histoire de se mettre en situation, par le vrombissement d'un deux roues invitant à l'aventure tel un bouffeur d'asphalte initié ou jeune loup assoiffé des paysages qu'on imagine désertiques, poussiéreux et chauds. C'est fuzz, psychédélique et totalement générique (comme celui des films qui rendit populaire le guitariste). Comme la musique est bonne, poursuivons la quête de la liberté par un "Buzz Saw Effect", plus sombre tout en restant mélodique et rappelant les joies du « rouler la nuit ».
Joel pour sa part montre qu'il sait écrire et composer dans d'autres registres. Même si sa punk'attitude reste latente et se dessine à peine au bout du premier titre. "The Invisible Landscape" reprend les très bons traceurs de cette musique de genre et la caompraison est naturelle avec le maître Allan et les deux premières compositions. L'écriture est de qualité mais permet toutefois de percevoir par contraste la fausse simplicité dont fait preuve Davie Allan dans la face A du split. le déja ultime "Peacekeeper" fait revenir au galop le naturel du blondin thrasheur par sa rythmique plus musclée, notamment grossie par la basse. Avec du recul on apprécie même cette maîtrise et on s'interroge sur ce que pourrait proposer le père Grind s'il poursuivait la composition en passant du thrash au fuzz rock shredé. 


Quatre titres ! Seulement quatre ! Onze petites minutes parfaitement composées et réalisées pour s’aérer un grand coup et se laisser rêver à tout bazarder en baroudeur révélé trouvant l'odeur des pneus, du carburant et du camboui plus virilisant et libertaire que jamais.  Plus terre à terre :  à se passer sans limite dans la grisaille pourrie ou dans la chaleur de la nuit.


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