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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 26 avril 2016
Sa note : 10/20

LINE UP

-Ekinox
(chant+guitare+claviers+basse)

-W. Solstice
(chant+guitare+basse)

-Strident S.
(guitare+basse)

TRACKLIST

1) My Name Is Forbidden
2) Hall of Pain
3) Reaching the Throne of Aeruul the Mighty
4) Respirer la Mort
5) Earthcore Lava Reincarnation
6) Pulveryzator
7) Elder God (Kataklysm cover)
8) A Deadly Compass

DISCOGRAPHIE

Opus Astral (2016)

Magister Dixit - Opus Astral
(2016) - black metal symphonawique - Label : Scum Productions



«C’est du vieux black avec des claviers dans tous les coins? T’as qu’à filer à Winter... »  Déclaration suivie de rires  lourds de sous-entendu. Voilà. Voilà mon quotidien… Cette horrible sensation d’être ce que l’on appelle de ce côté des Pyrénées « el coño de la Bernarda » - amusez-vous à traduire si vous le voulez, j’en ai hélas pas le courage… Les restes, c’est pour ma gueule… Et ma dignité bordel, hein ? Vous en faites quoi ? Et ce promo donc… oh mais c’est vrai que c’est plein de claviers et du Bontempi en plus ! Oh punaise ! Si ça se trouve c’est super bon !
Quelques écoutes plus tard, l’enthousiasme que provoque en moi l’écoute de ces sonorités grésillantes associées au bon vieux carillonnement de ces synthétiseurs supers cheap de mon cœur est retombé. Le cinquième album de Magister Dixit pourrait être qualifié de black symphonawique, et le nawak et moi, ben on n’est pas trop copains… Amis friands de black sympho conventionnel : un conseil. Si vous entreprenez l’aventure nommée Opus Astral, faites attention : "My Name Is Forbidden", le morceau inaugural, est trompeur. Des sonorités types « flutes de pan » pourraient vous faire croire que l’on va explorer des terres pagan. Vous vous en rendrez compte par la suite : rien de plus faux. Plus les chansons passent, plus les Québécois passent de disciples ordinaires de Dimmu Borgir façon Syn Ze Sase Tri, à fabricants d’une mixture étonnante et trépidante à base de vieux Dimmu et de Master’s Hammer époque The Jilemnice Occultist, avec des accès de rage à la Immortal ("Earthcore Lava Reincarnation").
Le liant entre les différents ingrédients est... stochastique. Probabiliste, si vous préférez. Et confine au chaos pur et simple sur certains titres – le tout début de "Pulveryzator" ou du bien nommé "Respirer la Mort" … mon Dieu, quel bordel… Certains s’interrogeront peut-être a priori sur la pertinence de la reprise des compatriotes de Kataklysm, mais une fois qu’ils auront écouté l’œuvre, ils devraient se rendre compte que le caractère bouillant du brutal death marquant le début de la carrière musicale de ces derniers est tout à fait compatible avec cette ode au chaos théâtrale, violente et sciemment grotesque qu’est cet Opus Astral. Bref, cette œuvre hautement instable n’est pas faite pour tous les publics et pour ma part, je n’y arrive pas. Le travail est respectable dans le sens où on sent clairement que les musiciens ont un objectif : l’avènement du chaos musical et symphonique, mais elle est VRAIMENT trop chargée, multidirectionnelle et trépidante à mon goût. Cette absence de cohésion me pèse trop, mais je ne saurai trop vous encourager à tenter votre chance.

-  C’est pas toi, le problème, c’est moi. Pardonne-moi, mais on ne peut pas continuer.
Les larmes aux yeux, je lâche cette sentence. L’album me regarde interloqué, stupéfait. Il ne s’y attendait pas.
-  Mais, qu’est-ce que j’ai fait de mal ?
-  Rien, je te dis ! C’est moi. J’ai parlé de toi à un certain confrère jaune et aux grandes oreilles. Il saura peut-être mieux prendre soin de toi.
Je respire et avale un huitième tranquillisant de suite. Sacrée mixture…



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