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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 30 août 2016
Sa note : 16/20

LINE UP

-Keenan Nathan Oakes
(chant+basse)

-Jesse Navarre Vos
(guitare)

-Dylan Viljoen
(guitare)

-Jason Jardim
(batterie)



TRACKLIST

1) Adrift
2) And the Night Swept Us Away
3) Morning (acoustic)
4) And the Night Swept Us Away (live in studio)
5) Lurker
6) Flesh
7)
The Devil Within
8) Decay

DISCOGRAPHIE


Wildernessking - ... And the Night Swept Us Away + The Devil Within
(2016) - black metal atmosphérique - Label : Les Acteurs de l'Ombre Productions



-  Hé oh là ! A la queue comme tout le monde ! Attends non mais je rêve ! Mais… mais ! Ils rentrent, je n’y crois pas ! Non mais c’est un scandale !
-  Taisez-vous donc ou vous ne rentrerez pas.
-  Non mais c’est injuste ! Ça fait deux mois que j’attends d’être chroniqué et eux ils arrivent et passent devant tout le monde ! En plus ce n’est même pas du nouveau matériel !
-  Peut-être, mais eux ce sont…

 
Wildernessking. Et Wildernessking, c’est une priorité. Les Sud-africains sont synonyme de sourire béat sur mon visage et ça, ça n’a pas de prix. Alors si les Acteurs de l’Ombre ont la bonne idée de rééditer et packager les deux séduisants EP qui ont précédé le non moins séduisant Mystical Future, le reste des promos peut attendre un peu plus… Le principal intérêt d’une telle réédition ? Pas la pochette – une fois de plus… Pas non plus les deux petits extras qui nous sont proposés en bonus : la version live de "And the Night Swept Us Away" n’apporte pas grand-chose, et le court et inédit "Decay" non plus. Non, le principal intérêt est double et concerne la marchandise de base : d’une part, il s’agit de faire découvrir cet excellent groupe à la populasse ignorante (dans laquelle je m’inclus, vous bilez pas) et d’autre part, combiner deux EP qui, pris séparément, sont un peu maigrichons, mais mis ensemble, proposent, de par leur haute compatibilité, plus de quarante minutes de black atmo de haut vol. D’aussi haut vol que Mystical Future, dans un registre très similaire, en un chouia plus brut.
Au programme donc : passages posts et acoustiques – ça c’est sur …And the Night Swept Us Away où deux des trois titres s’écoutent en mode post-rock ou Agalloch gentil et titres agressifs mais pas trop où les mélodies à la fois discrètes et omniprésentes sont parfaitement distillées. A cet effet, l’enchaînement "Lurker" / "Flesh" est proprement magique et une fois encore, on écoute avec la chair de poule cette musique digne d’un Enslaved atmosphérique de l’époque Isa / Ruun, simultanément hargneux et doux. On ne crachera pas non plus sur  le titre éponyme du second EP, plus long et épique, peut-être un poil moins captivant que les deux titres précédents, mais on est dans la nuance là. Wildernessking est fascinant de facilité et de simplicité, et s’avère être, à mon avis, le représentant de cette déferlante black atmo qui propose paradoxalement la musique la plus aboutie. Un vrai bonheur.


Ce pack de deux EP est à Wildernessking ce que Trinity est à My Dying Bride : une judicieuse combinaison de  travaux courts mais absolument compatibles – mieux même : complémentaires. On y découvre un groupe maîtrisant déjà parfaitement son sujet et on attend avec encore plus d’impatience la suite des événements. Parce que le nouvel album, c’est pour bientôt, hein ? Hein ?
 



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