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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 04 janvier 2017
Sa note : 11/20

LINE UP

-Franky Falsetto
(chant)

-Dale Sauvé
(guitare)

-Graham Murphy
(guitare)

-Alex Aksentyev
(basse)

-David Sauvé
(batterie)


TRACKLIST

1) Nocturne
2) Anathema
3) Blackening
4) Procreator
5) Fragments in Stone
6) Soma
7) Come Serene Dark
8) Fragments in Flame

DISCOGRAPHIE

Anathema (2016)

Endemise - Anathema
(2016) - black metal sympho - Label : Autoproduction



-  Droom ! Tu sais quoi ? Il y a un nouvel álbum d’Anathema qui est sorti ! 
-  C’est ça…  
-  Mais si ! Regarde il s’appelle Endemise ! C’est leur meilleur album depuis longtemps. 
-  A d’autres… 
 - Mais regarde enfin ! Tu vois là, c’est marqué quoi ? 
-  Anathema… 
-  Et là ? 
-  Endemise… 
-  Alors ? 
- Winter… 
-  Ben quoi ? Si t’as pas le sens de l’humour, c’est pas de ma faute !


Bon d’accord, c’est absolument pas drôle, et Endemise n’a rien à voir avec l’Anathema actuel et pas grand-chose avec l’Anathema d’antan, si ce n’est un certain sens de la mélancolie que les guitares du combo canadien se chargent de nous transmettre par moments. Pour le reste, Anathema, l’album, donne dans un black metal à la fois symphonique et cru, et c’est bien cette association d’éléments à la Dimmu très présents et d’un son très brut qui constitue la principale force d’une œuvre relativement variée et souvent épique. Les morceaux de bravoure que sont l’initial "Nocturne" et "Soma", le titre le plus posé de l’album, constituent d’ailleurs les temps forts de l’œuvre. En ce qui concerne la variété, on notera l’effort d’Endemise pour ne pas trop se répéter, et même si l’ensemble n’est pas un hommage à Diablo Swing Orchestra ou Chenille, on n’a pas non plus l’impression d’entendre huit fois le même morceau. "Procreator" est le titre le plus bourrin de l’album et fait la part belle aux blast beats, tandis que "Fragments in Stone" surprend par son entrée totalement melodeath.  
L’ensemble d’Anathema est parsemé de plans agréables, pas follement novateurs, mais proposant un bon équilibre entre violence, symphonie et mélancolie. Il s’agit donc là d’un excellent album du genre ? Hélas non, pour une seule raison, mais une raison de taille : l’incapacité du groupe à bien enchaîner ces fameux plans. Pris isolément, ils sont tous bien sentis, mais Endemise peine à les enquiller, et "Soma" mis à part, l’ensemble manque vraiment de fluidité. Le mal peut déjà être perçu sur "Nocturne" : même si le morceau est globalement sympathique, la manière dont le groupe se « débarrasse » du (bon) passage introductif par un blast-beat pas forcément très à propos est symptomatique de la carence d’Anathema. Le mal est beaucoup plus patent sur le titre éponyme et "Blackening", carrément quelconques, et même si le groupe propose de meilleures choses ensuite, il leur manque cette qualité de composition qui permet de créer les albums de haut niveau. 


Endemise démontre une certaine aisance quant à la création de passages « raw black symphoniques » convaincants et empreints d’une mélancolie agréable à écouter, mais a vraiment du mal à les enchaîner correctement. Du coup, l’album n’est pas fluide et aucune chanson n’arrive à vraiment percer. Dommage.



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