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CHRONIQUE PAR ...

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Djentleman
Cette chronique a été mise en ligne le 03 mars 2017
Sa note : 13/20

LINE UP

-Ronnie Canizaro
(chant)

-Joe Buras
(chant+claviers+programmation)

-Lee Mckinney
(guitare)

-David Da Rocha
(basse)

-Cameron Losch
(batterie)

TRACKLIST

1) Rosecrance
2) Empires Erased
3) Open Arms To Damnation
4) Abstract Art

5) The New Reign
6) Brace Legs
7) Bow Down
8) The Takeover
9) Glorious Day

DISCOGRAPHIE


Born Of Osiris - The Eternal Reign (EP)
(2017) - death metal Modern deathcore, mélodique et symphonique. - Label : Sumerian Records



Comment ça cet album a déjà été chroniqué ? Ah, vous voulez parler de The New Reign, sorti il y a presque une décennie ? Bon, pour le coup vous n’avez pas totalement tort. Mais en même temps si. Vous me suivez ?

C’est très simple en fait. Quand nos ressortissants de l’Illinois décident d’adopter une bonne fois pour toutes, et après de nombreuses tentatives, le nom de Born Of Osiris, ils sortent la même année, c’est-à-dire en 2007, l’ep The New Reign, chroniqué en ces pages. Une œuvre empreinte d’une thématique égypto-mythologique à certains niveaux, et qui va donner un grand coup d’accélérateur à leur carrière - cela sous la houlette du label mondialement connu Sumerian Records. Ce dernier, n’ayant pas du tout de visée et d’objectif commerciaux, a eu la bonne idée de proposer aux cinq musiciens de sortir un nouvel « enregistrement » pour marquer la décennie de naissance du groupe. Et effectivement, quoi de plus alléchant que de retourner aux fondamentaux du groupe de deathcore symphonique le plus en vogue actuellement ?
Voici donc venu le temps de The Eternal Reign, prenant la relève, et visant même à remplacer The New Reign dans le cœur et l'esprit des fans. Ceux-ci ayant certainement dû évoluer et muer depuis toutes ces années, s’adaptant ou non à la direction prise par Born Of Osiris. Passant d’un deathcore progressif et symphonique, à un « modern metal » toujours teinté de progressif, mais nettement moins deathcore, si l'on parle d’authenticité. Non, je n’ai pas voulu placer le mot « commercial », ça n’est pas mon genre. Car quoi que l’on dise, c’est bien The New Reign qui a posé les principes musicaux de la formation. Et même si aujourd’hui, malgré un line-up quasi inchangé – fait assez extraordinaire pour être souligné – les derniers albums n’ont presque plus aucun point en commun si ce n’est la présence du synthé, on ne peut s’empêcher de penser à ces premières sonorités « pures » et sincères.
Si l’accent est autant mis sur ce point, c’est que The Eternal Reign est imbibé de ce manque de candeur, faisant tout d’abord croire à un nouveau disque tout neuf, plutôt qu’à une réédition. L’ensemble des auditeurs s’attendaient à des nouveautés, bien que la ressemblance entre les deux pochettes était frappante et ne laissait guère de doute. Et ce n'est pas le cas - si l’on excepte l’ajout d’un neuvième et dernier titre "Glorious Day" qui ne casse pas des briques, mais se fond complètement dans le décor actuel dressé par BOO depuis 2013 et Tomorrow We Die Alive. Un monde aseptisé, ultra-moderne, dénué de chaleur et mécanique au possible, mais délivrant un son clair, puissant, précis et qui permet de (re)découvrir la présence du bassiste, notamment pendant les breakdowns qui redoublent de lourdeur, au bon sens du terme. Certains apprécieront - sûrement les nouveaux fans, Quant aux anciens, ils tireront très certainement la tronche. Éternellement.


Dans le fond, si vous avez adoré The New Reign, il n’y a aucune raison pour que vous n’appréciiez pas The Eternal Reign. C’est plutôt la forme qui est en cause car, hormis l’ajout d’un titre - loin d’être mirobolant et marquant - Born Of Osiris ne nous offre rien de bien nouveau à nous mettre sous la dent. On peut donc se permettre de penser que la quintet vise ici une clientèle nostalgique et tolérante.


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