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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 28 février 2017
Sa note : 14/20

LINE UP

-Annimor Methal
(chant)

-Javier Mazuco
(guitare)

-Mario Allayme
(basse)

-Cer Dmetal
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Continuar en el Infierno
3) La Traición
4)
Autodestrucción
5) Bienvenidos al Ritual
6) Enviados a Matar o Morir

DISCOGRAPHIE


Ckalaverika - Autodestrucción (Demo)



Facebook, c’est bien.  Point. Sans ce réseau social, commode bouc émissaire de tous les maux de notre société, il me serait impossible de connecter avec de parfait(e)s inconnu(e)s partageant le même amour que moi pour le metôl. Et du coup, je passerais à côté de découvertes improbables. Comme cet Autodestrucción.

-  Dis-donc, vu ton avatar, tu ne serais pas chanteuse dans un groupe ? 
-  Si, il s’appelle Cklaverika et on est originaire d’un bled d’Argentine.
Vérifications faites, Ckalaverika a comme unique fait d’arme la démo présentement chroniquée… Anonymat total, nom étrange, mouais... L’écoute est initialement faite plus par politesse que par conviction, et les premières secondes font sourire. « Oui bon, bruits de mitraillettes et riffs death/thrash basiques et patauds. » Sauf que. Sauf qu’à la fin de la première minute, ma condescendance de merde se fissure un brin. Son plus que correct pour une demo, riffs pas si patauds que ça finalement, voire pas patauds du tout. Quand Annimor commence à grogner, la sensation de tenir entre ses mains un travail très bien fait, et en aucun cas une blague musicale, se confirme. La chanteuse n’a pas l’organe le plus puissant de la terre, mais elle en tire parfaitement parti, sachant alterner vocaux rocailleux et chant clair appréciable, sur fond de riffs remontant à l’époque où thrash et death n’étaient pas encore clairement séparés, bref des riffs faits pour les nostalgiques de mon acabit.
De plus, l’ensemble n’est peut-être pas d’une originalité dingue, mais Ckalaverika apporte à ce produit issu de l’école « early Sepultura », des modulations typiques du rock hispano aussi inattendues que bienvenues. Conclusion : cet Autodestrucción se boit comme du petit lait et deux titres sont vraiment dignes d’éloge : "La traición" où les plaintes d’Annimor évoquent un Ron Rinehart ayant appris à se maîtriser est porteuse d’une émotion surprenante pour le style pratiqué. Quant au puissant "Enviados a Matar o Morir" aux relents hardcore, il enfonce parfaitement le clou. Alors, comme sur 99% des demo, tout n’est pas parfait : "Bienvenidos al Ritual" est un peu faiblard et le chant sauve le début d’"Autodestrucción" où les riffs hésitants tardent à lancer le morceau. Mais globalement, il s’agit d’une excellente surprise.


Sur ce premier mini-travail, Ckalaverika teinte avec un certain brio son death-thrash solide de mélodies typiques du rock hispanique et laisse entrevoir un potentiel non négligeable. La demo s’écoute très facilement et devrait séduire les adeptes de la mythique maxime, « c’était mieux avant ».



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