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CHRONIQUE PAR ...

99
Droom
Cette chronique a été mise en ligne le 25 mai 2017
Sa note : 14/20

LINE UP

-Zeb
(chant)

-Paud
(guitare)

-Berg
(guitare)

-Hedman
(basse)

-Doc
(batterie)

TRACKLIST

1) The Plague Within
2) Disappearng Into Nothing
3) The Coven
4) Upon A Pale Horse
5) Suffer in Silence
6) Hours of Darkness
7) 1000 Broken Bones
8) We Are All Slaves

DISCOGRAPHIE


Below - Upon A Pale Horse



De quelle couleur est le cheval blanc d'Henri IV ? - Comme un vieux téléphone qui, soudainement, ferait tinter sa gracieuse sonnerie, Below se rappelle à nous qui l'avions parfaitement oublié depuis la dernière fois. Remisé parmi les disques ayant fait l'objet d'une chronique, c'est tout juste si nous arrivions encore à le distinguer de la masse informe des albums de doom traditionnel bons à écouter une fois, par curiosité. Mais Below était l'un des Élus. L'un des Rares. L'un de Ceux-sur-lesquels-repose-l'Espoir. Son doom trad' de qualité avait su convaincre.

Il faut (non par nécessité, mais par une impérieuse envie) aborder le cœur du cheval avant toute autre chose. Cet Upon A Pale Horse possède un organe vivant en son sein, qu'il faut situer à partir du morceau éponyme jusqu'à "Hours of Darkness" compris. Deux morceaux lourds qui en encadrent un autre, bien rapide et heavy. Des titres qui font mouche, sans pour autant verser dans l'efficacité parfaite (ce que Below ne sait pas encore faire, nous y reviendrons). Voilà ce que nous voulons entendre en écoutant du doom tradi. Below raconte une histoire, incorpore des chœurs à ses riffs made-in-Candlemass, épaule le très bon chant (oui, vous avez bien lu : Below possède un chant correct tout en jouant du doom trad' - fait rare qui doit être signalé) de quelques passages atmosphériques. En somme, Below sait faire ce qu'il fait. Il taille sa pierre de doom à la mesure principale de Candlemass et le fait bien. Les autres influences se recoupent toutes. Mais voilà. Upon A Pale Horse est la première partie de King of the Grey Islands, c'est ainsi.
C'est une histoire magique que l'on nous conte - While Heaven Wept se cache dans la voix lors de certains passages épiques ("Hours of Darkness"). C'est une musique de l'imaginaire. Loin du quotidien, loin de la contemplation. Below est un samaritain-narrateur, une âme assez bonne pour faire vivre la tradition. L'ensemble est sans surprise, réellement. Même la production est bonne. A n'avoir rien sur quoi taper, il va nous falloir chercher la petite bête. Et nous l'avons déjà dit (oui, plus haut, ce fût ainsi) : Below n'arrive pas à composer ses "Solitude", "At the Gallows End", "Samarithan", "Mirror Mirror", "Bewitched" ou "Demon Seed" pour ne citer qu'eux. Aucun morceau à reprendre en chœur sous la douche ou en concert. Les lignes ne sont jamais assez efficaces et Below se rapproche, à ce titre, d'un Isole, qui lui non plus, n'a jamais su être assez bon pour créer un hymne. Intense frustration ! C'est dommage, d'autant plus qu'il ne manque plus que cela à Below pour empocher la patate chaude de successeur du genre, de jeune poulain gagnant. Upon A Pale Horse rate le coche de peu, mais dans sa catégorie, reste d'une qualité plus que décente et tout est dit.


Donc nous voilà avec l'envie de trouver notre nouveau poulain. Maaaaais non. Tout est parfait, mais il faudra encore que Below peaufine ses compositions. Les rendent plus uniques, plus grisantes. Qu'il fabrique un hymne au sein de ses disques. Qu'il nous fasse, finalement, rêver un peu davantage.


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