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CHRONIQUE PAR ...

99
Droom
Cette chronique a été mise en ligne le 07 septembre 2017
Sa note : 12/20

LINE UP

-Talsur
(tout)

TRACKLIST

1) Awake
2) Eternal Lonely Woe
3) In the Void
4) Funèbre

DISCOGRAPHIE

Offertorium (2017)

Talsur - Offertorium
(2017) - mélodique doom metal gothique mièvre - Label : Autoproduction



Depuis 2015, Talsur a offert au monde non moins que quatre LP et deux EP. Rien d'étonnant, pour un Russe vraisemblablement nourri de stakhanovisme, dont le studio est également la chambre à coucher. Encore un one-man band... Le véritable underground, né de l'avènement de l'informatique démocratisée et de l'accessibilité des techniques d'enregistrement... On y trouve souvent le pire mais, pfiou, pas cette fois. L'honneur est sauf.

J'annonce : la chronique sera courte. Il est inutile de broder autour de quatre pistes, simples comme la pluie. Talsur, après avoir erré dans les limbes du funeral doom de manière assez réussie (Slough of Despond) s'essaye désormais au doom/death à tendance gothico-mièvre. L'on comprend vite que Talsur, l'homme, a écouté My Dying Bride plus que de raison. Une piste telle que "Eternal Lonely Woe" semble née de la grise Albion. Talsur néanmoins, y ajoute sa patte, et notamment un solo particulièrement mélodique et réussi. Les enchainements tire-larmes sont parfaitement maitrisés également. Cette musique est une réussite, autant qu'elle sera insupportable à d'autres pour cumuler tous les clichés possible et imaginables. Jusque dans la pochette, notez bien, tout est vu et revu. Et alors ?
"In the Void" dépasse un peu trop la limite de la bienséance. Ce morceau semi-acoustique est la ballade de ce court EP, dont il aurait été possible de se passer... Les paroles tiennent de la leçon romantico-ouin-ouin de collège, et la musique suit le mouvement : elle pleure. Quelques harmonies de voix ajoutent à l’atmosphère pesante de ce romantisme déçu et dégoulinant. "Funèbre" clôt l'ensemble de belle manière : guitare acoustique médiévale comme il s'en faisait entendre sur les premiers Funeral ou chez Dissection, pour se terminer en riff doom-épique non éloigné d'un While Heaven Wept. Les références sont partout, mais l'ensemble est exécuté avec une sincérité évidente.


Offertorium est un EP correct. Sans surprise, si ce n'est celle consistant à retrouver les influences tout au long de ces quatre morceaux, il n'en demeure pas moins une agréable écoute pour qui tolère, voire apprécie, l'ambiance faussement triste d'un doom gothique à outrance.


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