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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 03 janvier 2018
Sa note : 12/20

LINE UP

-Dreathus
(chant+guitare)

-Hartvaïg
(guitare)

-Deyanira
(claviers)

-Vltir Sarnat
(basse)

TRACKLIST

1) Beneath Frozen Tomb
2) MSB
3) Wrist Slitters
4) Pandemomium's Ocean
5) Lament
6) Elegy
7) Altars

DISCOGRAPHIE


Xaemora - Pandemonium's Ocean



Nous sommes des enfants gâtés. C’est une des seules explications que je vois. Le fait de pouvoir sauter d’un album à l’autre par le biais des Deezer, Spotify et autres sources permanentes de musique, ça fait que l’on ne creuse pas assez. Ou qu’on devient super exigeants, je ne vois que ça. Parce que ce Pandemonium’s Ocean a tout pour me plaire, et pourtant non, je n’y arrive pas vraiment.

Et quand je dis tout, c’est TOUT. Les claviers, un gros travail des guitares, tant point de vue riffs que solos. Et une ambiance ? Y a aussi une ambiance, oui Monsieur. Genre spectrale. Science-fiction sombre et revêche, un peu façon The Ogress de Crest of Darkness, vous voyez ? Ou alors Khonsu, toutes les parties claires en moins. Les tempos ? Ils sont bien les tempos. Ça castagne pas mal, mais pas seulement, Xaemora sait calmer le jeu et se faire plus lourd, plus mélancolique aussi. Et le chant ? Classique, ça va, rien à dire. Non, je vous dis, a priori, tout est impeccable. Je déplore parfois un certain manque d’envie, mais là, ça n’est pas le cas, les gars semblent mordre dans la vie comme dans une pomme de la méchante reine-mère de Blanche Neige, rien à reprocher. La structure de l’ensemble est correcte et la fluidité des titres, certaine. Les gars ont une idée en tête et s’y tiennent. Une absence de passages vraiment catchy/accrocheurs ? Peut-être…
Enfin bref, le constat est là, entre ce Pandemonium’s Ocean et moi, le courant passe peu, excepté le temps d’un titre, "Lament".  L’ambiance démoniaque qui s’en dégage et ce riff très metal savent percer ma carapace  et atteindre mon petit cœur tout tendre. L’espace de cette chanson, je me prends la furie et la côté cru de la musique des Ricains dans la gueule.  Le reste du temps, je trouve ça plat, alors que ça ne devrait pas être le cas. Les guitares, finement ciselées, font le boulot, comme sur le début mélancolique de "Elegy" ou lorsque leurs échos tristes accompagnent les riffs de "MSB", titre où l’on perçoit assez distinctement l’influence de Cradle of Filth et des Norvégiens déjà cités de Khonsu… Toujours est-il que quand "Altars" clôt l’album -de manière très décente hein, oui, tout est décent…- , je me sens frustré et con.  « Huit jours sur une benne » disait Maman quand j’étais petit et que je refusais d’avaler ma soupe aux potirons. Ça doit être ça. L’excès de tout type de nourriture…

« Non, le problème, c’est pas toi, c’est moi. »  La fameuse réplique à deux balles… Mon incapacité à pénétrer dans l’univers de Xaemora ne doit pas décourager les fans de black atmo/sympho d’écouter cet album. Objectivement, avec son ambiance de méchante science-fiction hantée par de vilaines sorcières cybernétiques, il a tout pour séduire les amateurs de ce genre musical.



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