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CHRONIQUE PAR ...

87
Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 03 mars 2018
Sa note : 14/20

LINE UP

-Pierre Rettien
(chant+guitare+saxophone)

-Martin Ecuer
(chant+sample+batterie)

TRACKLIST

1) Break Down the Door
2) Choices
3) Running Herd

4) Revolution
5) Age of Beauty
6) Overthere
7) Bad Horses
8) Machines
9) More Humane
10) The Lift off
11) The Woody Man

DISCOGRAPHIE

Bad Horses (2017)

Bottle Next - Bad Horses
(2017) - hard rock folk - Label : Le cri du charbon



Bottle Next est loin d'être une formation débutante : active depuis 2010, elle ne cache rien de ses ambitions ni de son enthousiasme. Après plus d'une centaine de dates à travers l'Europe, le duo nous présente donc son premier album studio officiel, Bad Horses. Sa musique, décrite comme un mélange de rock, metal, blues et progressif (rien que ça !) donne envie sur le papier, mais la réalité est-elle aussi belle que ce qui se dit ? C'est ce que je suis allée vérifier.

La première chose marquante de Bad Horses, qui frappe l'auditeur dès les premières mesures de "Break Down the Door", c'est le son de la guitare : à la fois folk et électrique, dur et d'une certaine ampleur, il sied parfaitement aux compositions et confère à l'ensemble de l'album une originalité bienvenue. Cette singularité est encore renforcée par les influences multiples du duo, qui se perçoivent de temps à autres. Les atmosphères également varient : elles peuvent être calmes (la très belle seconde partie d'"Age of Beauty"), furieuses (le morceau éponyme) ou loufoques ("Running Herd"). Il faut dire, cependant, qu'à l'exception de ces instants, les morceaux de Bad Horses sont plutôt linéaires et leur structure assez convenue. Cela plaira à certains, en ennuiera sans doute d'autres. Une chose est sûre, c'est que la volonté d'efficacité de la formation se voit et que cela paie : l'énergie qui s'échappe de l'opus est contagieuse.
Cependant, ce choix a aussi ses inconvénients : à force de vouloir trop en faire, certaines chansons de Bottle Next peuvent sembler un brin caricaturales. Certaines fois - comme sur "Machines" - ce zèle a son charme alors qu'à d'autres moments, la sauce ne prend pas : c'est le cas d'un morceau éponyme poussif ainsi que d'un "Break Down the Door" un brin convenu et dispensable (la même constatation peut être faite avec les riffs : certains sont efficaces, d'autres moins). La plupart des autres pistes peuvent sembler inintéressante au premier abord, mais une série d'écoutes attentives permet d'en révéler la saveur et l'effort qui y a été consacré. Ce dernier transparait partout sur Bad Horses et offre la perspective de concerts sans aucun doute dynamiques.


Bad Horses s'avère être un premier album qui, malgré un côté inégal et parfois caricatural, s'avère honnête, original et indéniablement sympathique. On ne peut que souhaiter à la formation de continuer d'expérimenter et se détacher plus encore de leurs influences afin de trouver un style qui leur sera totalement propre. D'ici là, Bad Horses a beaucoup pour plaire, même un an après sa sortie. L'effort franc et efficace d'un groupe à surveiller.


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