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CHRONIQUE PAR ...

106
Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 14 février 2018
Sa note : 13/20

LINE UP

-Ludo Desa
(chant)

-Joe McGurk
(guitare)

-David Deplanche
(basse)

-Kevin Deplanche
(batterie)

TRACKLIST

1) Endless Ripples
2) Inertia
3) The Ghost Tapestry
4) New Heaven
5) Machines Of War
6) Southern Lights
7) Windows To The Past
8) Optical Illusion
9) Mirror Image
10) Nothing Stays The Same
11) Acros The Oceans Of Sand

DISCOGRAPHIE

Laws of Motion (2013)
Inertia (2017)

Opposing Motion - Inertia
(2017) - rock prog metal prog - Label : Lion Music



Avec leur premier album Laws Of Motion, les membres d'Opposing Motion avaient su susciter l’intérêt grâce à un metal prog élégant doté de mélodies leur évitant l’écueil du recueil froid et technique. Quatre ans plus tard, ils reviennent avec Inertia qui se doit de confirmer les bonnes choses entrevues au départ. On ne change donc pas une équipe qui gagne: place à un metal prog gentil, où la technique côtoie l’émotion.

Avec "Endless Riples", le collectif rentre tout de suite dans le vif du sujet: sept minutes de musique progressive où l’on reconnaît immédiatement leur patte. C’est plutôt bon signe ! Guitares acérés, claviers, rythmique saccadée… On est en terrain connu ! Ludo Desa continue à nous charmer avec sa voix maîtrisée au grain très agréable. Même si l’agressivité n’est pas son fort, on le remarque moins. On sent les progrès effectués depuis l’enregistrement précédent. Car c’est beaucoup par le chant qu’Opposing Motion se distingue. Les parties chantées sont mélodiques et accrocheuses, alors que les parties instrumentales se font plus abruptes. Et après avoir passé avec succès "Inertia" puis "The Ghost Tapestry" (le tube accrocheur, mélodique, rythmé… La totale), on passe à la ballade "New Heaven". Alors bien sûr, après les premiers arpèges bien calmes, ce paradis va être secoué un peu par les gros riffs et la batterie qui mitraille à la double pédale. Ce morceau confirme que dans ce genre d’exercice, Opposing Motion est parfaitement à l’aise. Son chanteur peut faire profiter à plein de son beau grain de voix. Tout en mélodie, "Nothing Stays The Same", possède un côté grandiloquent fascinant. Les deux ballades viennent apporter une respiration bienvenue au milieu des compositions plus complexes.
Qu'on ne s'y trompe pas : Opposing Motion reste un groupe de guitare. Les riffs sont omniprésents. Oscillant entre rythmiques véloces et leads ultra-mélodiques, Joe McGurk maîtrise son jeu et s’accorde très bien avec son chanteur. C’est d’ailleurs la force de l'écriture de cet Inertia. L’aspect progressif semble toujours au service des chansons et pas de la technique pure. Malgré tout, l’œuvre reste difficile d’accès. Si Laws Of Motion avait une certaine efficacité immédiate, il faut bien plus de temps pour appréhender ce nouvel effort. La faute à un ventre mou qui fait faiblir l’intérêt. Difficile de mettre le doigt sur un titre en particulier, mais la lassitude intervient au milieu de l’opus. Même si cela fait partie du genre, l’heure de musique proposée est exigeante. Quelques refrains un peu moins réussis et répétés ("WindowsTo The Past"), des leads moins percutants et mélodiques… C’est aussi une question de goût: le son est plus propre, plus froid et la musique moins directe. On passe aussi de quarante-cinq minutes de musiques à soixante, ça se ressent à l’écoute...

Opposing Motion confirme donc ses qualités avec leur deuxième LP. Le metal progressif mélodique proposé est dans la lignée de leur précédente réalisation. Pour les fans du genre, c’est un must-have. Pour les autres, n’hésitez pas à y jeter une oreille si vous vous sentez capable de vous investir un peu: il faut du temps pour pleinement l’apprécier, mais ça vaut le coup.



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