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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 23 février 2018
Sa note : 11/20

LINE UP

-Clémentine Delauney
(chant)

-Siegfried Samer
(chant)

-Werner Fiedler
(guitare)

-Chris Kamper
(claviers)

-Michael Koren
(basse)

-Thomas Caser
(batterie)

Ont participé à l'enregistrement :

-Dominik Sebastian
(guitare)

-Frank Pitters
(claviers)

TRACKLIST

1) The Deep & the Dark
2) Return to Lemuria
3) Ritual Night
4) The Silent Mutiny
5) Book of Nature
6) The Last Home
7) The Grand Illusion
8) Dead Reckoning
9) Words of War
10) Prayer to the Lost

DISCOGRAPHIE

Delta (2011)
Ethera (2013)
The Deep & the Dark (2017)

Visions Of Atlantis - The Deep & the Dark
(2017) - metal symphonique Power metal symphonique trop entendu - Label : Napalm Records



Souvent moqué en tant que digne représentant d'un courant que l'on pourrait appeler « Nightwish Like », Visions of Atlantis, qui possède une solide fan base à travers le monde, revient avec un disque dans l’air du temps tout en espérant se démarquer.

Vision Of Atlantis (VoA) est un groupe de power metal symphonique autrichien né au début des années 2000 et suivant la vague du metal symphonique à chanteuse, initiée par Nightwish, Within Temptation et consorts. Le collectif est un habitué des changements de line up, et c’est donc avec une toute nouvelle mouture que le batteur Thomas Caser, présent depuis les débuts, livre ce The Deep and The Dark. Comme toujours, la section de Styrie propose un duo de vocalistes, constitué cette fois-ci par Siegfried Samer qui prend la succession de Mario Plank et par la française (cocorico) Clémentine Delauney, qui a vu sa carrière s’accélérer depuis quelques années (Exit Eden, ex-Whyzdom, ex-Serenity, ). Quand nous parlions de nouvelle mouture, Thomas n’a pas fait les choses à moitié car il est le seul survivant du line-up précédent qui a vu la légitimité de la formation plombée par Ethera, une livraison à la limite du catastrophique, qui faisait suite à Delta, sûrement l'une de leurs meilleures sorties. Thomas a rappelé pour ce nouveau line up Michael Koren et Chris Kamper qui étaient présent aux origines du groupe mais l’avaient quitté en cours de route. Caser a expliqué souhaiter revenir aux fondamentaux, à savoir un power metal simple et efficace. Ainsi, lors de l’écoute de ce disque, nous nous attendons à un style plus proche de celui de Cast Away (2004) que de Delta (2011).
Pour entrer dans le vif du sujet, fondamentalement ce n’est pas mauvais, même si l’enregistrement souffre des maux du metal symphonique depuis une bonne dizaine d’années, à savoir l’absence d’originalité, ce qui est criant sur cette mouture qui donne l'impression que le sextet a pioché à droite à gauche. Le titre éponyme tire vers le Nightwish période Anette Olzon, tant les lignes de chant se rapprochent d’un "Storytime" (Imaginaerum - 2011). "Ritual Night" lorgne également du côté des Finlandais, avec cet ajout folk sur le pont. Malheureusement, dans la structure de la composition, rien n’est fait pour se démarquer. Intro aérienne, couplet-refrain-couplet-refrain-pont avec éléments celtiques-refrain. Rien de bien original. Dans le style on préfèrera le dernier Bare Infinity (The Butterfly Raiser). "Book of Nature" est quant à lui le morceau le plus difficile à appréhender car c’est directement chez Within Temptation qu’il puise, tant sur les lignes de chant que dans le rythme. Cependant, en soi, c’est la piste qui apporte le seul moment « headbang » de l’album. Nous passerons rapidement sur "The Silent Mutiny", "The Grand Illusion" et "Words of War" qui correspondent à ce que le groupe propose depuis bientôt vingt ans, soit un power metal plutôt bien exécuté mais sans supplément d’âme. Tout comme la ballade "The Last Home" qui est là car il en faut une et tant pis si elle passe totalement inaperçue. On lui préférera la très belle "Prayer to the Lost", plus mid tempo, qui conclut le recueil. Le chanson monte en puissance au fil de l’écoute et met surtout en avant (il aura fallu attendre la dernière piste pour cela) la magnifique voix de Clémentine, tout en retenue pour exploser sur les dernières notes - on ne doutait néanmoins pas de son talent, puisqu'elle avait déjà fait ses preuves lors de ses précédentes collaborations. Pour terminer sur les vocaux, le mariage entre Clémentine et Siegfried remplit tout juste le cahier des charges, mariage équilibré mais sans éclats. Notons cependant que leur performance mutuelle trouve grâce sur "Return to Lemuria" et "Dead Reckoning". Enfin, un mot sur le mixage, assez décevant, le couple vocal est certes bien mis en avant, cependant, les instruments sont trop en retrait, surtout la batterie. On sent clairement que Napalm records a voulu miser sur les performances des vocalistes.

VoA fait du VoA, un power metal tendant vers le metal symphonique et inspiré par ce qui se fait depuis des années, tout en se mettant au goût du jour avec l'apport d'éléments folk. Les fans s’en réjouiront, les autres passeront, une fois de plus, leur chemin.


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