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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 04 mai 2018
Sa note : 15/20

LINE UP

-Johan Edlund
(chant+guitare)

-Thomas Petersson
(guitare)

-Kenneth Roos
(claviers)

-Johnny Hagel
(basse)

-Niklas Ekstrand
(batterie)

TRACKLIST

1) In A Dream
2) Clouds
3) Smell of Incense
4) A Caress of Stars
5) The Sleeping Beauty
6) Forever Burning Flames
7) Scapegoat
8) Undressed

DISCOGRAPHIE

Clouds (1992)
Wildhoney (1994)
Amanethes (2008)
The Scarred People (2012)

Tiamat - Clouds
(1992) - death metal doom metal meugnon - Label : Century Media



La trajectoire classique : première phase = logo illisible/ressemblant à une gerbe de dragon nain + musique de bourrins. Deuxième phase, appelée également « époque de transition » : on arrive à distinguer les lettres du groupe + musique encore violente, mais plus accessible. Troisième phase : logo en script + hit singles (en tout cas titres composés dans ce sens) + discours genre : « Mais qu’est-ce qu’on était peyraves avant ! ».
 
Dans le cas de Tiamat, Sumerian Cry, c’est la phase 1. Pas le death metal le plus violent de l’Histoire, mais phase 1 quand même. Et oui, bon, dans le cas de la bande à Johan, le logo était lisible au départ… mais les ailes de chauves-souris, les croix renversées… on se comprend, non ? The Astral Sleep, initie la  phase 2 et  Clouds l’achève. Au programme de ce dernier, objet de la présente chronique, du doom death  mélodique et, déjà, un poil gothique sur les bords, mais beaucoup moins que ce que proposera le groupe par la suite. Déjà bien accessible sur The Astral Sleep, la musique de Tiamat continue à se simplifier et l’on peut affirmer, sans peur de se tromper, que Clouds est une sorte de répulsif anti fans de gros death qui tâche et autres amateurs de sophistication musicale. Pas de solos, des riffs tout sauf alambiqués, des nappes de claviers qui prennent de l’importance, Clouds est facile. Un peu trop par moments même, mais l’œuvre séduit vraiment par la candeur de ses titres, signés par des apprentis paladins, pas encore prêts à rejoindre le côté Sister de la force.
Second atout sérieux : la force des refrains, conçus pour être repris en concert par une foule ensorcelée. Pour peu que vous accrochiez au style, il vous sera bien dur de ne pas crier « Bla bla bla bla bla bli…… In A Dream ! », « The Sleeping Beauty ! One again four man ! » ou voir votre poil se hérisser quand Johan entonne le chorus de "A Caress of Stars" ou affirme « I Worship the Devil ! », sur l’excellent "Scapegoat", la moins basique des chansons de l'album, avec ce mélange de douceur et d’obscurité typique du chanteur/enjôleur. Du coup, vous lui pardonnerez ses faiblesses au petit Clouds : des structures et un riffing simplissimes voire simplistes donc, mais également quelques titres moins sexys, comme "Clouds" ou "Forever Burning Flames" qui, malgré un départ prometteur, ne possède pas la magie de bon nombre de ses voisins d’album. Vous éprouverez même de l’indulgence pour l’horrible break de "The Sleeping Beauty" et frissonnerez jusqu’à la fin d’"Undressed", en répétant les paroles susurrées par Johan. « The girl ! Open one again ! I ! Open four man ! »…

 
Clouds a la beauté candide des grands enfants patauds mais tellement meugnons. Le troisième effort de Tiamat clôt l’époque (doom) death avec une œuvre perfectible donc, mais sincère et remplie de hits en puissance, qui vous permettront de travailler votre anglais déficient. Avec Wildhoney, les artistes entrent dans une autre ère, celle de l’âge adulte. Mais c’est une autre histoire…
 



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