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CHRONIQUE PAR ...

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Djentleman
Cette chronique a été mise en ligne le 05 décembre 2018
Sa note : 16/20

LINE UP

-Trenton Woodley
(chant)

-Alex Pearson
(chœurs+guitare)

-Joel Tyrrel
(chœurs+basse)

-Matt "Coops" Cooper
(guitare)

-Jamel Sabet
(claviers)

-Matt Parkitny
(batterie)

A participé à l'enregistrement:

-James Paul Wisner
(guitare sur "Oceandust (Unrest)"

TRACKLIST

1) Developments (Unseen)
2) Introduced Species (Unwinding)

3) Weight (Undone)
4) Shapeshifters (Unbreakable)
5) The House You Built (Untouched)
6) A Tale Of Outer Suburbia (Unchained)
7) Oceandust (Unrest)
8) No Parallels (Unbridled)
9) Fountainhead (Unbound)
10) Wisteria (Unkept)
11) A Fire On A Hill (Uncovered)

DISCOGRAPHIE

Unimagine (2013)

Hands Like Houses - Unimagine
(2013) - rock prog rock postcore rock alternatif - Label : Rise Records



Ça y est, l’été est définitivement révolu les amis, il est temps de revenir aux choses sérieuses. Enfin, pas tout de suite. Hands Like Houses peut être ce sas de décompression qui permet de passer de l’un à l’autre sans vous brusquer. Car son deuxième opus Unimagine, est à classer dans la caste des albums renvoyant à la nostalgie, tel Meteora ou Hybrid Theory de Linkin Park.

Pourtant, Hands Like Houses, c’est une naissance en 2006 à Canberra, la capitale du sixième continent. Au départ nommé So Long Safety, il faut attendre le changement de nom pour celui actuel, avant de voir un premier LP sortir, du nom de Ground Dweller en 2012. Et c’est tout juste un an après que sort le disque dont il est question ici aujourd’hui. Mais alors pourquoi cette comparaison avec les anciens rois déchus du neo metal ? Car les Australiens ont la faculté, du moins sur cet enregistrement, de capter l’auditeur d’une manière qui a tendance à se perdre de plus en plus de nos jours. Comprenez par-là que leur musique n’est pas transcendante, technique, formidablement bien exécutée ou très recherchée, mais elle fait appel à nos émotions les plus enfouies, et à une certaine passion.
Cela est dû en majeure partie à leur chanteur Trenton Woodley qui possède une voix très particulière. Ne vous attendez à aucune partie typée metal sur cet opus, tout est interprété en chant clair, en variant des aigus au grave, mais d’une façon accrocheuse et envoûtante au possible. Un timbre de voix reconnaissable entre mille, une manière de s’exprimer qui transmet toute une énergie dévorante, une passion déchirante, un magnétisme décapant. Toutes les tueries situées à gauche de votre écran (quasi la moitié des titres donc) sont des exemples on ne peut plus parlant pour admirer cette facilité à capter l’auditeur, malgré lui, même si l’on n’est pas un fan du genre. Car pour revenir sur l’originalité du groupe, on a tout de même à faire à une recette typique au possible avec des couplets, des refrains, des ponts, et tout ce qui fait le succès d’une chanson commerciale.
Pourtant, rien à faire, on se laisse prendre, et même les cinq titres qui sont un ton en dessous, peuvent se laisser apprécier d’une certaine manière ou à force de rabâchement intensif. Non vraiment, si vous êtes venus chercher une formation proposant une démarche et une pensée profonde, passez votre chemin, il n’y a chez Hands Like Houses et dans ce Uninmagine, rien à chercher de plus que l’émotion à l’état pur, le ressenti instantané. La section des Antipodes peut clairement se vanter de faire partie de celles qui arrivent à produire une mélodie qui vous reste dans un coin de la tête sans que vous ne vous en rendiez compte, le genre d’air que vous sifflotez avant d’aller fouiner un peu plus sur la toile afin de trouver les paroles pour pouvoir chanter en playback. C’est là que le retour en arrière est irrémédiable, vous êtes irrésistiblement et inexorablement captifs et vous savez que malgré les années qui s’écouleront, quand vous y reviendrez, votre perception et réception de ce recueil n’auront été que très peu altérées.


Un album à émotions, voilà ce que représente tout simplement ce Unimagine. Rien de plus, rien de moins. Les musiques sur cette réalisation ne sont pas à analyser ou à décrypter, elles sont à vivre en fermant les yeux, sans se poser de question. Après tout, n’est-ce pas là le rôle premier de la musique ?


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