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CHRONIQUE PAR ...

21
Wineyard
Cette chronique a été mise en ligne le 20 mars 2008
Sa note : 12/20

LINE UP

-Eike Freese
(chant+guitare)

-Jörn Schubert
(guitare)

-Martin Reichert
(claviers)

-Alex Frank
(basse)

-André Schumann
(batterie)

TRACKLIST

1)Minus Exitus
2)Black September
3)Outside the Inside
4)The Dying Art of Recreation feat. Ron Brunke
5)Exit Wounds feat. Azathoth
6)Seven
7)No Way Home
8)Cold
9)Instrumental
10)Life for Blood
11)The Echoes Discipline feat. Leif Jensen

DISCOGRAPHIE

Minus Exitus (2008)
Acedia (2009)

Dark Age - Minus Exitus
(2008) - melodeath - Label : Remedy Records





Dark Age fête ses 13 ans d’existence avec Minus Exitus. Pas vraiment très connu ni vraiment inconnu de la scène extrème, le groupe de Hambourg distille un death mélodique efficace teinté de voix claire et passages rocks sans pour autant révolutionner le genre, mais sans non plus verser dans le metalcore.


Minus Exitus débute de manière plutôt prometteuse avec le titre éponyme et son refrain catchy, un son puissant et clair, dans un style proche de celui de Dark Tranquillity dans l’ensemble, émaillé ça et là de touches d’In Flames. La suite se révèle assez comparable, ajoutant quelques partitions à la Soilwork ("Outside The Inside") au niveau vocal, ainsi qu’un gros clin d’œil à Paradise Lost ("No Way Home"). Malgré ce genre relativement éculé, le groupe parvient à ne pas tomber dans le piège commercial du metalcore, ceci en partie grâce à des musiciens performants qui exécutent le travail sans fioriture, mais aussi à la performance vocale du frontman qui, si sa voix claire reste commune, possède néanmoins un growl tout à fait agréable.

Le panorama semble beau, mais lorsque l’on s’attache au ressenti de cet album, deux grands sentiments naissent. En premier lieu, Il n’y a que peu de variations de style d’un titre à l’autre (excepté "No Way Home"), ce qui aboutit inévitablement à une impression de linéarité, même si l’opus reste qualitativement acceptable. Dès les premières écoutes, l’envie de passer certains morceaux démange à tel point que l’on finit par le faire, sans perdre pour autant de l’essence de l’album.
Enfin, la grande question de pose sur l’identité du combo, qui n’apporte rien de nouveau même s’il ne fait pas de fausse note. Un album peut-être éphémère dans nos platines.


C’est vrai que nos Allemands forment un groupe intéressant, mais ils auraient peut-être dû naître cinq ans avant. Juste avant que les ténors du style n’aient presque entièrement défriché le death mélodique et posé les références de ce qui aujourd’hui n’étonne plus personne. Dark Age est indubitablement un bon groupe par sa qualité musicale, encore faudrait-il que cette qualité soit mise au service d’un peu plus d’originalité.


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