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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 06 février 2019
Sa note : 17/20

LINE UP

-Dennis Geestman
(chant)

-Jordy Middelbosch
(guitare)

-Tom Palms
(guitare)

-Ben Quak
(claviers)

-Maarten Post
(violon)

-Patrick van der Zee
(basse)

-Lawrence Payne
(batterie)

TRACKLIST

1) Immense Intense Suspense
2) Barricade
3) Desecration of Alleged Christian History
4) Dubbed Forswearer
5) In Search of Transquility
6) Subtle Disbalanced Liquidity
7)
Devoted to God
8) Mellow Are the Reverberations
9)
Gone...

DISCOGRAPHIE


Phlebotomized - Immense Intense Suspense



La Genèse.
Jour 1 : Lumière
Jour 2 : Séparation des Eaux et de la Terre
Jour 3 : Les plantes
Jour 4 : Les luminaires
Jour 5 : Les animaux
Jour 6 : L’homme
Jour 7 : Repos
Première moitié des années 90 : la Musique
La vraie, la seule, l’unique. L’explosion de saveurs, la création d’œuvres majeures. Le black sympho, le death atmo. De ce magma d’idées et de furie, extrayons aujourd’hui, Immense Intense Suspense.

 
L’album naît en 1994, comme prolongation du prometteur Preach Eternal Gospels, un EP trapu, solide sur ses pattes arrières, où le gros death faisait une mini place aux nappes de claviers et autres passages mélodiques (notamment sur l’excellent "Mustardgas". De là à penser que les sept magnifiques hollandais allaient nous sortir un monument du death atmosphérique… Non, bien sûr que non. Phlebotomized a donc pris tout le monde (comprendre : les quelques personnes intéressées par le sous-genre musical) par surprise et est devenu, l’espace d’un album, une entité ample, percutante, mélodique et bigrement surprenante. Un précurseur de toutes les magnifiques bizarreries qu’ont put nous concocter par la suite leurs compatriotes du Monolith Deathcult, In Vain et bien d’autres encore. La recette d’Immense Intense Suspense ? Du bon gros death-metal, bien gras, tarabiscoté sur les bords, bardé de nappes de claviers bon marché et saupoudré de chœurs. Ajoutez de-ci, de-là, quelques mélodies accessibles et vous tenez une petite bombe.  
Cette coexistence virulente d’un death technique et de passage beaucoup plus mainstream frôlent la perfection à plusieurs moments. "Barricade" louvoie quelque peu avant d’exploser littéralement à la gueule de l’auditeur dans sa seconde moitié. Dans le style mélange détonant, "Desecration of Alleged Christian History" n’est pas mal non plus. Au programme, passages en blasts, breaks inattendus à la mode death technique, accalmies bontempiennes, solos de guitares académiques… sans oublier un chti coup de violon. Le surpuissant "Subtle Disbalanced Liquidity" - mention spéciale aux choristes -, ou le poignant "Mellow Are the Reverberations" - méfiez-vous tout de même de ne pas vous faire mordre, ce titre est moins mignon qu’il n’en a l’air…- sont également à ranger du côté des petites merveilles. Le reste des morceaux, lui, est un peu moins prenant, le mélange un peu plus terne, ce qui empêche Immense Intense Suspense de se hisser tout en haut du haut du haut. Même ainsi, l’œuvre est suffisant riche et impactante pour engendrer de l’émoi à l’annonce de la sortie d’un nouvel album, après plus de vingt ans de silence…

Immense et intense, sans aucun suspense. La première œuvre grand format de Phlebotomized est, malgré quelques petits trous d’air, un des principaux actifs du death atmo des familles. A grands coups de riffs, blasts, chœurs et mélodies choupinous, le groupe avait commencé avec brio son cheminement vers la cime métallique, avant de stopper brutalement sa progression. Un deuxième album, Skycontact, très surprenant (mais dans le fond pas si mauvais que ça), et le silence radio… jusqu’à ces jours. Deformation of Humanity saura-t-il être à la hauteur de leur premier méfait ? A suivre.
 
 
 
 



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