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CHRONIQUE PAR ...

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Eudus
Cette chronique a été mise en ligne le 27 février 2019
Sa note : 15/20

LINE UP

-Charlotte Wessels
(chant)

-Timo Sommers
(chant (grunts)+chœurs+guitare)

-Merel Bechtold
(guitare)

-Martijn Westerholt
(claviers+orchestrations)

-Otto Schimmelpenninck Van Der Oije
(choeurs+basse)

-Joey De Boer
(batterie)

Ont également participé à l'enregistrement:

-Marco Hietala
(chant sur pistes 8-9-10-11-13-14)

-Twan Driessen
(chant sur Art Kills)

-Georges Oosthoek
(chant sur "Hands of Gold" - live)

-Elianne Anemaat
(violoncelle)

-Ruben Israël
(batterie sur pistes 5 à 14)


TRACKLIST

1) Masters of Destiny
2) Hunter's Moon
3) This Silence is Mine
4) Art Kills
5) Hands of Gold - live
6) Danse Macabre - live
7) Scarlet - live
8) Your Body is a Battleground - live
9) Nothing Left - live
10) Control the Storm - live
11) Sing to me - live
12) Not Enough - live
13) Scandal - live
14) The Gathering - live

DISCOGRAPHIE


Delain - Hunter's Moon (EP + Cd-Dvd Live)
(2019) - metal symphonique - Label : Napalm Records



Pas vraiment officielle au départ, la trilogie de la lune de Delain touche à son terme avec ce nouvel EP Hunter’s Moon, faisant suite à Lunar Prelude (EP) et le très bon Moonbathers. L’artwork (signé Marnix De Klerk) mélangeant couleurs flashy et éléments sombres est-il annonciateur d’une évolution chez les Néerlandais ?

Ne tournons pas autour du pot, la réponse est oui. Alors bien sûr, la troupe du ‘sieur Martijn ne révolutionne ni son style, ni le genre. Delain propose toujours ce metal pop symphonique enrichi d’orchestrations, qui après les arrangements de Tuomas (Nightwish) se place dans le haut du papier du metal sympho. Cependant, ces quatre nouvelles propositions s’avèrent étonnantes de par leur puissance et leur « violence ». Pourtant ce n’est pas forcément nouveau, le sextet a régulièrement intégré des grunts via des guests (Georges Oosthoek, Alyssa White-Gluz). Cette année, c’est Twan Driessen (inconnu au bataillon) qui s’y colle sur "Art Kills", quand le brave Timo pousse les cris sur "Hunter's Moon". C’est propre, carré, puissant, rien à redire là-dessus, comme sur le reste des œuvres par ailleurs.
Delain continue de tisser sa toile au fil de ses offrandes. Moonbathers était moins heavy et plus pop que The Human Contradiction. Hunter’s Moon pour sa part se veut plus sombre à l’instar de la spéciale "This Silence is Mine", sorte d’ovni de deux minutes trente, son intro au piano, sa touche électro et son côté heavy apporté par le jeu de Timo accompagné de murmures. Étonnant. Le côté électro/moderne se retrouve également sur "Art Kills", véritable petite bombe explosive. Le titre représente à lui seul la « Delain's Touch ». De la modernité, un riff puissant, la voix caméléon de Charlotte, un refrain très pop et la présence de grunts.
Ce qui est appréciable avec les bataves, c’est cette impression qu’ils en ont toujours sous le coude et que l’on découvrira ce petit truc en plus à chaque sortie et avec l’intelligence de ne jamais se renier, à l’instar de l’opener, "Masters of Destiny". La proposition est directement à ranger dans les futurs classiques des setlists aux côtés de "The Gathering", "We are the Others", "Don’t Let Go" etc. Charlotte nous offre sa fameuse voix nasillarde (facette qui, je le conçois, peut déplaire) qui sied à merveille sur le rythme du morceau. Que ce soit les lignes vocales de la miss, les arrangements/orchestrations de Martijn ou encore les guitares qui ne sont jamais mises en retrait, rien n’est laissé au hasard sur ce titre (et sur les autres).
Outre ces quatre nouvelles compositions, Hunter’s Moon offre dix morceaux live issu de la (courte) tournée dénommée « Danse Macabre Tour », avec la présence de Marco Hietala (Nightwish) en guest. Pour avoir vu le show parisien (et une semi déception surtout due à la perf du finnois) le réarrangement des dix morceaux est bien effectué. Ce n’est clairement pas le mixage parfait pour un CD live, mais il fait le job. Prenons le comme un « cadeau » en guise d’attente d’un sixième album. De plus, l’occasion d’entendre des titres comme "Nothing Left" ou encore "Control the Storm", se fera très rare dans le futur, donc autant en profiter.


Vous l’aurez compris, Delain, sans se réinventer, continue son petit bonhomme de chemin en proposant une nouvelle fois avec Hunter’s Moon une sortie plus que convaincante, travaillée et apportant sa petite touche de nouveautés. Et au vu de la popularité des Néerlandais qui ne fait que croître, vous n’avez pas finis d’en entendre parler et, honnêtement, c’est mérité.


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