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CHRONIQUE PAR ...

24
Crafty
Cette chronique a été mise en ligne le 24 mars 2008
Sa note : 13.5/20

LINE UP

-Pierre
(chant)

-Ju
(batterie+chant)

-Ben
(guitare)

-Will
(guitare)

-David
(basse)

TRACKLIST

1)Sin Eater
2)Guilty
3)Cult of the Black Sun
4)Deep in a Well of Madness
5)The Lodger

DISCOGRAPHIE


Memories Of A Dead Man - Memories of a Dead Man
(2008) - postcore - Label : Autoproduction




Ce qu’il y a de bien avec les groupes qui cherchent à se faire connaître, c’est qu’ils donnent beaucoup d’informations sur eux. Grâce à un site communautaire dont on ne dira pas le nom, mais juste qu’il est détenu par un gros magnat des médias et qu’il est un vecteur de découverte pour les artistes musicaux, on peut savoir plein de choses sur un groupe inconnu avant même de l’avoir écouté. C’est assez fabuleux…


Là en l’occurrence, on apprend que les influences de ce groupe de post-hardcore sont Tool, les Deftones, Neurosis (oui, vous vous en doutiez) et Underoath, entre autres. En voilà du beau, du bon, maintenant on sait tous que ces influences sont répétées par à peu près 99% des groupes de la scène, au bas mot. On serait bien idiots d’en déduire d’office que l’on va avoir à faire avec un groupe de plus sur une scène boursouflée. Et nos parisiens s’affairent pour nous éviter de tomber dans le panneau d’entrée de jeu. "Sin Eater" c’est un résumé de hardcore tubesque accompagné par un chant clair pas ridicule, une rythmique puissante et des grattes pachydermiques. En résumé, du tout bon.

Il est de bon ton depuis de nombreuses années d’alterner chant clair et agressif, en y mettant par-dessus un chouïa de complexité (Protest the Hero, The Fall of Troy et tellement d’autres…). Ce qui est plus dommageable ici c’est que le chant clair est parfois un peu poussif, et c’est ainsi que le second titre "Guilty" se révèle perdant à ce niveau là, alors qu’à côté une fois de plus on avait affaire à du très lourd (dans le bon sens du terme). Bon allez, petite bévue de passage. Après le reste du maxi se partage entre bonne surprise et chanson plus « passe-partout ». C’est ainsi que "Deep in a Well of Madness" est dans son genre assez monstrueuse, peu de chant clair, du direct, bien méchant, une bonne dose de puissance dans les oreilles, foncièrement rien d’exceptionnel, mais ça a de la gueule, et c’est efficace. Le titre final consiste en un duel de chanteurs, bien surplombé par un rythme lancinant, mais encore une fois, le chant clair…


Avec ça, facile de cerner ce qui est à revoir. Moins de chant clair (peut-être plus discret, à la Envy), un son plus puissant (la faute à l’autoprod ?) et on pourrait très bien avoir là un gros prétendant à l’actuelle vague de groupes de metal français de qualité. Reste que Memories of a Dead Man nous a concocté un premier jet plus que prometteur, et qu’il faudra les suivre à l’avenir, eux aussi. En attendant, encouragements et achat.


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