18299

CHRONIQUE PAR ...

3
TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 20 mars 2020
Sa note : 12/20

LINE UP

-Diviciacos
(chant)

-Bellovesos
(guitare)

-Vorace
(guitare)

-Dimiourgos
(basse)

-Cathbad
(batterie)

TRACKLIST

1) Le corps gelé de Lyse
2) La cité des larmes
3) Les sirènes misérables
4) Hespéros
5) Extase exquise
6) Souveraineté suprême
7) Vestige

DISCOGRAPHIE

Vestige (2019)




Des Chartrains (et non des Charentaises) viennent nous abreuver d’un album de black metal dont, rien que le titre et les intitulés des chansons ajoutés au nom du groupe en attestent, l’idée est de nous abreuver de la merveilleuse histoire française moyenâgeuse. On a déjà connu pas mal d’exemples du même type, avec des résultats forts variables, donc éloignons les préjugés afin d’aborder cette sortie avec l’objectivité consubstantielle et nécessaire qui fait la force éclatante de ce site de référence qu’est les Eternels.

Bien nous en a pris ! Car il aurait été aisé de glisser dans les affres du jugement hâtif basé sur les tristes réalisations d’un Gergovia par exemple. Pénitence Onirique pour notre plus grand plaisir rêve de plus de grandeur et de classe que cela, tout en s’enrobant d’un black metal fortement traditionnel. Cela s’entend dès les premières notes puisque le tremolo est de rigueur, accompagné de son ami blast beat pour une ballade toute en mélodie. Il faut dire que c’est bien fait et que l’écoute en est facilitée. On leur sait donc gré de cette délicatesse. Pour tout dire, on se rend rapidement compte que l’on peut résumer toutes (ou presque puisque l’interlude "Hespéros" n’est qu’instrumentale douce) les compositions qui vont parsemer ce Vestige de cet adage : black, tremolo, blast, mélodie.
Car Pénitence Onirique dans son objectif de proposer uniquement de la bonne musique s’est probablement enfermé dans un sceau qualitatif unique et des habitudes d'écriture dans lesquelles à défaut d’exceller, il a une véritable expertise et maîtrise. En résulte des pistes toutes franchement agréables, desquelles ne nous vient pas l’envie de mettre au rebut séance tenante tout ou partie. L’écueil déjà largement esquissé est alors celui d’une trop grande facilité. À l’écoute, mais également à l’oubli. On passe trop aisément à travers l’album et finalement sans vraiment s’arrêter. Une chanson comme "Les scènes misérables" qui apporte un souffle épique bienvenu ou le chant clair de "Extase exquise" changent la routine du tremolo/blast, mais globalement le souvenir s’efface rapidement.


Le défaut majeur de Vestige vient donc de sa force : la facilité d’écoute. Il contentera très certainement les fans de black metal à tendance mélodique mais ne pourra prétendre à postuler à un quelconque titre de reconnaissance.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 5 polaroid milieu 5 polaroid gauche 5