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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 19 avril 2020
Sa note : 15/20

LINE UP

inconnu au jour de la mise en ligne

TRACKLIST

1) Serpent Uncoiling
2) Nahemoth
3) Isheth Zenunim
4) Fields of Necromance
5) Where Nothingness Precedes Cosmos

DISCOGRAPHIE


Sinistral King - Serpent Uncoiling



Rendez-vous compte, parfois les petites anecdotes sont les meilleures. Comment détermine-t-on en 2020 qu’un groupe est underground ? On va sur Metal Archives et s’il n’a pas de page, c’est qu’il est « trve vndergrovnd ». Problème, cette assertion va se retrouver mise à mal par l’absence de Sinistral King alors que pourtant, la troupe, même si elle n'en est qu’à ses débuts, n’a pas du tout les atours de l’infâme groupuscule occulte et interdit que peut représenter cette fange du metal non listée sur Metal Archives [ndlr : depuis la rédaction de cette chronique, Metal Archives a intégré la formation dans ses registres].

En effet, il suffit de s’enquiller les premières secondes de "Serpent Uncoiling" (la chanson) pour savoir que nous sommes abreuvés d’un black death bénéficiant de moyens tout à fait décents, moyens mis au jour par un son d’une puissance et d’une précision fortement appréciables. La donnée présente une certaine logique lorsque nous apprenons que les membres du groupe sont issus de hordes déjà établies : Unlight, Triumph of Death et Vredehammer (et on n’en sait pas plus). Ok, ça n'envoie pas du rêve, mais nous savons maintenant que nous n’aurons pas à faire à des petits jeunots avides d’exploser leur rage à la face du monde. Et effectivement, la maîtrise dégagée dans les compositions accrédite la thèse de musiciens expérimentés ayant déjà du bagage dans leur besace. Ce Serpent Uncoiling se retrouve ancré dans un black (la majorité des riffs et le son des guitares) death (le chant et certains éléments de puissance) à tendance imposante.
Pourtant le début laisse présager d’une autre forme musicale. En effet nous entendons un chant à la SepticFlesh - ce qui demeurera une constante à part quelques incartades plus black - accompagné de chœurs grandiloquents. D’ailleurs, cette combinaison est essaimée le long de l’album pour apporter la fameuse puissance évoquée auparavant. L’esprit SepticFlesh devient alors plus palpable que lors des parties davantage dominées par le black metal froid. Ces associations ont le bon goût d’être mesurées lorsqu'elles se manifestent, tant et si bien qu’elles amènent systématiquement un joli effet lorsqu’elles déploient leurs armes. "Nahemoth" donne un bel aperçu de ce que Sinistral King sait faire : riffs impeccables, long solo étonnant et parfaitement incorporé et toujours ce sentiment de grandeur. En fait, on se rend compte que Sinistral King fait beaucoup de choses bien, et qu’il aime le faire longtemps (la chanson moyenne n’hésite pas à chatouiller les neuf minutes).


Un album sans réelle arythmie au final. Le genre pratiqué, du black teinté de death grandiloquent, est pratiqué avec maestria. Le plus regrettable dans l’affaire finalement, c’est qu’il manque de moments vraiment grandioses. L’album est simplement « bon ». Ce qui est déjà beaucoup.

Pour aller plus loin :





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