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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 14 mai 2020
Sa note : 16/20

LINE UP

-Aleevok
(tout)


TRACKLIST

1) The Valley of the Giants
2) The Whispering Mountains
3) The Bewitching Horns
4) The Howling Fields
5) The Initiation Ritual
6) The King's Funeral
7) The Return of the Fallen Heroes
8) The Serenity of Steel

DISCOGRAPHIE


Belore - Journey Through Mountains and Valleys
(2020) - black metal - Label : Northern Silence



-  Les enfants ! Les enfants, du calme !  Caladan, pose cette hache !
-  Mais c’est Eldamar qui l’a prise !
-  Tu arrêtes de répondre !
Protector soupire. Tous ces marmots sont parfois durs à supporter. Et Silenius qui va encore rentrer tard du travail…
-  Protectoreu, Protectoreu ! Tu me racontes encoreu l’histoireu de l’orqueu ?
-  Ah oui, bien sûr ! Avec plaisir, mon petit Belore !
« Il est mignon avec son petit accent, celui-là. Et puis qu’est-ce qu’il est épique quand il s’y met… »

Tous les enfants spirituels de Summoning ne sont pas de brillants disciples du duo autrichien. Il y a à boire et à manger. Jusqu’à peu, mon préféré, c’était, et de loin, Caladan Brood. Mais cette année, un petit nouveau, venant de Marseille (d’où cette hilarante intro, qui devra d’ailleurs bien le faire rire s’il la lit...), a  décidé de bouleverser la hiérarchie des groupes dédiés corps et âmes aux Uruk-Hai et autres Balrog. Comme Caladan Brood, il bénéficie d’une meilleure production que les Maîtres. Comme eux, il reste extrêmement fidèle au noir esprit, mais sait mettre dans sa remarquable exécution, une touche personnelle qui élimine la sensation d’avoir à faire à un pur clone. La comparaison s’arrête là : Caladan varie plus son propos et osent même intégrer quelques leads de guitare. Aleevok, Monsieur Belore, lui, lorgne plus sur Sojourner. Son travail est plus uniforme - pas chiant, uniforme, c’est différent - et Journey Through Mountains and Valleys possède le même côté apaisant qu'Empires of Ash.
De belles mélodies, un chant black, certes éraillé, mais relativement propre et une certaine tension épique en arrière-plan, agrémentée de beaux passages acoustiques et de quelques chœurs, de-cì de-là. Vous m’avez compris : Belore ne fait pas dans le bling-bling, il privilégie l’atmosphère et le travail de fond aux prouesses, passages catchy et autres gimmicks, bons pour ceux qui veulent jeter de la poudre aux yeux des fans les plus crédules. Si l’ensemble s’avère donc relativement homogène, un titre éblouira tout de même l’auditeur de son énorme classe. Il s’agit de l’épiquissime "The Bewitching Horns", qui, comme avait pu le faire également Caladan Brood, égale, voire dépasse, ce que Summoning a pu proposer. Les hérauts l’annoncent dès l’entame du titre, ce titre a l’ampleur des moments magiques, la magnificence des vraies pièces héroïques, avec un petit feeling mélancolique qui ajoute à la splendeur du tout. Le genre de titres que l’on se passe en boucle, en délaissant le reste des plages de l’album. Ce serait tout de même une erreur, tant l’ensemble du voyage mérite l’attention de l’auditeur, à commencer par "The Howling Fields", le titre le plus folk de l’album, mais comme dans le cochon, tout est bon ici. Tout est prétexte à rêverie et à magie. Un bien bon moment.


-  C’est à cette heure-ci que tu rentres ?
-  Protector, je t’en prie ne recommence pas ! J’avais beaucoup de travail…
-  C’est ça oui, t’es allé voir Kreuzweg Ost, ne me raconte pas d’histoires ! Heureusement que j’ai le petit Belore avec moi pour chanter de belles histoires de Nazgul pourfendant tous ces vilains Elfes !
Avec Belore, la relève est assurée.


Pour aller plus loin : 





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