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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 05 octobre 2020
Sa note : 14/20

LINE UP

-Peter Theuwen
(chant+guitare)

-Mattias Theuwen
(chant+guitare)

-Kobe Cannière
(chant+claviers)

-Pepijn de Raeymaecker
(chant+batterie)

-Nick Meganck
(basse)

TRACKLIST

1) In-Balance
2) The Veil
3) Monologue
4) Illuminght
5) Exemption
6) The Isle of No-Men
7) Eternity Expires

DISCOGRAPHIE


Thurisaz - Re-Incentive



-Tu fais encore la gueule?
-Je fais pas la gueule !
-Je vois bien que si… The Pulse of Mourning, ça fait quand même cinq ans qu’il est sorti ! Tu m’en veux encore…
- The Pulse of Mourning ET le live acoustique…
-On ne peut pas essayer de passer à autre chose ? Tu as écouté mon dernier album ?
-Oui…
-Et tu as aimé ?
-Oui…
-On se fait un bisou ?


Reprendre une relation après une rupture, ce n’est jamais facile. Il y a toujours des tensions, même si la bonne volonté d’une des parties est patente.

-Tu viens ? Je t’ai préparé des riffs bien heavy avec un max de nappes de claviers. Juste comme tu les aimes !
-Ce que j’aimerais, surtout, c’est que tu m’expliques "Exemption"…
-Qu’est-ce qu’elle a "Exemption" ?
-Tu es allé fricoter avec Pure Reason Revolution, c’est flagrant !
-Et alors ? C’est un crime ? Et puis je te signale que c’est du Pure Reason Revolution ancienne époque !
-D’accord, mais toi tu es Thurisaz, pas Pure Reason Revolution !
-Dis-moi qu’elle te plaît pas, cette chanson !
-Si elle me plaît, bien sûr qu’elle me plait, mais je repense à "…Betrayal" ou à "No Regrets"…

Le passé, la nostalgie, le refus de tirer un trait sur ce qui n’est plus. Thurisaz n’a jamais été extraordinairement brutal, mais maintenant, ils jouent carrément du metal prog avec quelques voix black dedans. C’est un fait, il faut l’accepter. D’autant plus que, d’une part, les membres du groupe ont l’air d’avoir tiré les conclusions de la mésaventure vocale vécue sur l'album précédent, et d’autre part, ce Re-Incentive possède des éléments qui, personnellement, me font kiffer. Cette surabondance de nappes de claviers, ces séquences rythmiques lourdes comme sur "In Balance", la chanson la plus black-death de l’album, ou le final d’"Eternity Expires"…
-Tu ne vas pas me dire que tu n’aimes pas ce final… C’est juste ce que tu adores ! Ne sois pas de mauvaise foi. -Je ne suis pas de mauvaise foi, je manque juste d’objectivité. Et ne sais plus trop où j’en suis… Tout comme le premier titre, la seconde moitié d’ "Illuminight" rappelle également The Cimmerian Years, mais le reste verse totalement dans une musique extrêmement mélodique où chant clair et chœurs côtoient des harmonies frôlant la surcharge. Avec ces claviers omniprésents, encore et toujours. Une certaine sensation de mollesse également. Mais l’ensemble se tient vraiment.

-Tu m’aimes ? Dis-le moi !

Thurisaz is back, tout de même.

-Oui. Je t’aime.

Thurisaz est de retour. Plus prog, plus mélodiques, moins extrêmes que jamais, les Belges effectuent néanmoins leur retour sur un chemin plus naturel eu égard à leurs qualités intrinsèques. Exit le chant nasillard. Les chœurs et autres mélodies inspirées du Floyd tardif et de Pure Reason Revolution prennent largement le pas sur les riffs et le chant extrême, mais l’ensemble reste très intéressant. Je ne bouderai finalement pas mon plaisir…





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