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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 13 mars 2021
Sa note : 14/20

LINE UP

-Mark Boulton "MB" Boulton
(chant)

-Kaleb "KD" Doherty
(guitare)

-Joshua "JD" Dawson
(basse)

-Brendan "BA" Auld
(batterie)

TRACKLIST

1) The Grotesque Arena: Upon Splintered Bone
2) Host Consumed
3) Weaponisation of the Amygdala: Endless Warfare
4) A Pit of Unscalable Depths
5) Beneath Bedlam
6) The Grotesque Arena II: A Perverse Spectacle

DISCOGRAPHIE


Feculent - The Grotesque Arena (EP)



Ok ok, faut-il vraiment en passer par là ? Vous pensez vraiment qu’introduire un album par « Avez-vous la patate ? » sur la simple base de son fortement intriguant patronyme est une technique acceptable ? Souhaitez-vous si ardemment vous poser la question de votre consommation de pâtes ces derniers temps ? Oui, Feculent l’Australien a eu une inspiration malheureuse [ndlr : pour les oreilles francophones surtout]. De celles qui restent en tête néanmoins, regardez-nous en jouer. Quid musicalement ?

Feculent envoie réellement la patate découpée précisément en frites bien grasses. Il fallait que ça sorte. Cela prend l’apparence d’un gros death trèèèèès classique, respectueux de tous les codes originels. Prenez le riff de "Host Consumed", totalement pompé sur le "Summoning Redemption" de Morbid Angel. Plus globalement, de ses glorieux aînés floridiens, on sent que le groupe océanique en apprécie tous les codes. Cannibal Corpse fait partie de la liste des nominés dans les inspirations. Évidemment. Arrivé sur ce constat, la question est : se braque-t-on ou non ? Voulons-nous absolument la mère originalité pour prendre notre pied, et le cas échéant, le débiter soigneusement en viande hachée ? Ou la simple appréciation de gros riffs efficaces, d’une production grasse et presque claire en même temps, suffit-elle à notre bonheur ? Que de questions.
Pour vous éclairer dans votre choix, sachez qu’on parle vraiment de riffs à se headbanguer la tête contre les murs, et si possible en se fracassant le crâne bien comme il faut. Que la charpie en ressorte, la substantifique glaire de notre cervelle rougie par la douleur sourde donnée à la libre contemplation des badauds en mal de chair fraîche. Cette simple phrase suffit à résumer un EP (car oui, on parle de six titres pour une vingtaine de musique à peine) qui tape dans le mille. Ceux qui savent, savent, et ceux qui ne sachent rien sont de toute manière déjà partis. The Grotesque Arena a cette immense qualité de trancher les avis tellement il est pur dans sa représentation. Death, death, death. Et bien fait avec ça. Alors l’acharnement à l’exigence d’originalité n’a plus son mot à dire.


On ferme son clapet et on se tait. On prend dans sa gueule les mandales onctueusement servies par la patate de Brisbane et on apprécie. Forcément ultra limitée, mais des limites tout à fait délectables lorsqu’on baigne dans le milieu.





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