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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 19 mars 2021
Sa note : 14/20

LINE UP

-Timo Iivari
(chant)

-Juha Kullpi
(guitare+claviers)

-Esa Henrik Juujärvi
(basse+claviers)

-Jari Pirinen
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-V. Jauhiainen
(chœurs)

TRACKLIST

1) Promethean Gift
2) Serpent of Your Holy Garden
3) Journey into Myself (Through a Ritual)
4) Flowing Downwards<

DISCOGRAPHIE


Black Crucifixion - Promethean Gift (EP)
(1993) - doom metal gothique - Label : Lethal Records



« Lorsque les combats sur la terre prennent de l’ampleur, les tirs atteignent le ciel, au risque de blesser certains anges. » Alors, ils choient, dépendant de la bonne volonté d’âmes charitables prenant soin d’eux. Il résulte de ce terrible spectacle un sentiment de tristesse. De damnation et d’absolue tristesse.

Black Crucifixion chante sur ce thème. Promethean Gift est une petite pièce culte. Malgré le nom et l’ambiance belliqueuse régnant dans le monde du metal au nord de l’Europe, l’EP lorgne clairement du côté de MonumentuM, bien plus, en tout cas que vers Beherit. Empreint de la poésie propre à ceux qui se savent perdus, la première œuvre du quartet finlandais est un mélange de vocaux batcave, Christian Death style, de nappes de claviers typiquement nineties, de guitares acoustiques et d’une rythmique pesante, que la production ne met, hélas, pas assez en valeur. Après un "Promethean Gift" lancinant, et un "Serpent of Your Holy Garden" hypnotique, les Finlandais s’accordent une pause acoustique, avant de finir l’EP par "Flowing Downwards", plus épique et consistant. Et c’est tout. Alors pourquoi écrire une mini-chronique sur un mini-truc dont personne ne se souvient ? Je ne sais pas vraiment. L’envie de revivre une époque révolue, je suppose. Promethean Gift est caractéristique de l’exploration musicale de la première moitié des années quatre-vingt-dix. Des œuvres n’allant pas dans le sens attendu y naissaient alors. Et puis, ce côté cheap, fané, ces mélodies dédiées à la gloire de l’ange, le souffle dégagé par l’œuvre sent le soufre et l’encens. Plus fruste que MonumentuM, plus metal que le deathrock, Promethean Gift vaut bien une petite plongée supplémentaire tout en bas.

Black Crucifixion reprendra du service treize ans plus tard, convergeant peu à peu vers un metal plus conventionnel. Mais Promethean Gift reste. Il flotte dans l’air comme une certitude. Le chemin vers la rédemption s’annonce long et compliqué.





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