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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 07 mai 2021
Sa note : 14/20

LINE UP

On ne sait rien d'eux, sauf que... attention, ils sont derrière vous !

TRACKLIST

1) First Blood
2) Panic at the Campus
3) Bimbo Killer
4) Don't Leave the Group
5) Murder House
6) Devil Inside
7) Run
8) You Will Never Forget

DISCOGRAPHIE

Murphy (2021)

Murphy - Murphy
(2021) - electro - Label : M&O Music



-  Allô?
Respiration à l’autre bout du fil…
-  Mademoiselle… devinez ce que je tiens dans la main…
-  Si ça tient dans une seule main, ça ne m’intéresse pas !
Ah, le respect pour les serial killers, ma bonne dame, ça se perd ! Les jeunes générations ne respectent rien. Heureusement que Murphy est là ! Quoique…

Les gars de Murphy sont-ils totalement sérieux ? Pas certain que leur bande son pour méta-film d’horreur (à savoir un film d’horreur parlant des films d’horreurs – Scream, quoi, pour donner une référence aux vieux) soit à prendre au pied de la lettre. Il n’empêche que le duo verse dans un mélange de retro/synthwave et de bonne vieille électro à l’ancienne. Le chant presque growlé façon deathcore pourra surprendre, vu que l’on associe rarement électro et groouuikements. Même si, ici, on franchit un cap en terme d’outrance des vocaux, certains groupes affiliés à ce style, cependant, osèrent proposer un chant très raw, à la toute fin des 80s. Parmi eux : Inside Treatment et Placebo Effect. Musicalement, Murphy possède également des similarités avec les seconds nommés, dont je recommande l’excellent Galleries of Pain. Une électro imagée, où les voix off abondent, cherchant à installer une ambiance malsaine, tel était le credo de Placebo Effect et tel est aussi celui de Murphy.
Les Frenchies ajoutent cependant une bonne dose de synthwave « moderne » - on pensera forcément à la génération Carpenter Brut, Volkor X, etc. - et versent plus clairement dans la Bande Originale pour film d’horreur US des 80s-90s  que leurs ainés teutons. Résultat des courses : un album qui fonctionne bien, pour peu que l’on veuille se prêter au jeu et se laisser séduire par cette ambiance à la Mad Movies. Deux titres se détachent rapidement : "Run", l’obscur, très metal dans ses sonorités, et le fantastique "Panic at the Campus", plus retrowave, où les hurlements du chanteur vous glacent le sang (oui on rigole, on rigole, mais dans le fond hein…). Le reste de l’album, un cran en dessous, se charge de développer cette ambiance de dévotion aux Freddie, Jason, Mike et consorts. Nous sommes plus en mode pilotage automatique et l’ensemble ronronne un peu plus, mais le tout possède un vrai cachet. "Don’t Leave the Group" nous explique les erreurs à ne pas commettre et la phrase à ne surtout pas prononcer si l’on veut sortir vivant d’un slasher, "Murder House" parait tout droit sorti d’un film de Carpenter et nous arrivons à la fin de l’album avec la sensation agréable de s’être replongé dans les films cultes, adoré par toute une génération d’ados.


-  Allez, écoutons Murphy !
-  Nooon ! Ne fais pas ça ! L’album a été enregistré dans un hangar placé sur les ruines d’un vieux cimetière indien qui jouxtait une église où on a retrouvé le corps d’un enfant noyé dans les eaux du lac où la mère de Dracula avait enterré la dague qui a servi à égorger le médecin qui avait brûlé vif la grande-tante de Jacques Chirac !
-  Mmmm… tu m’excites toi tu sais !
Soyez fous, osez !





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