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CHRONIQUE PAR ...

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Wotan
Cette chronique a été mise en ligne le 15 mai 2021
Sa note : 13/20

LINE UP

-Kyle Roy Nesbitt
(chant+guitare)

-Paul Armitstead
(guitare)

-Aleksandar Kokai
(basse)

-James "Jay" Pipprell
(batterie)

TRACKLIST

1) Night Wrath
2) The Dread March of Solemn Gods
3) Under the Dead of Night
4) Lunar Hex; or the Art of Mighty Lycanthropy 
5) The Necromanteion 
6) Discipline Through Black Sorcery
7) The Tower of Perpetual Twilight
8) Spectres of the Ancient World 
9) Strigoi Diabolicum

DISCOGRAPHIE


Ninkharsag - The Dread March of Solemn Gods
(2021) - black metal - Label : Vendetta Records



Ninkharsag est une déesse de la fertilité montagnarde pour les Sumériens. C’est aussi un petit groupe de Liverpool, anciennement un one-man band qui a grandi très vite pour comporter maintenant quatre musiciens permanents. The Dread March of Solemn Gods est son second album, après un premier essai sorti en 2015. Voilà pour l’introduction de cette nouvelle sortie estampillée Vendetta Records. Maintenant, rentrons dans le vif du sujet, à savoir ce que vaut ce nouvel album de Dissection.

Dissection ? Que dis-je ? Ninkharsag, bien entendu. Veuillez m'excuser, je confonds les deux assez facilement. Il faut avouer que la pochette, tout en tons bleus, pourrait être confondue avec celles du mythique groupe suédois de loin, et même de près. La méprise est facile. Mettons le disque dans la platine (oui, je suis vieux), appuyons sur « lecture » : quelques arpèges de guitares claires, des nappes de claviers. Une introduction rapide qui évolue vers du black metal mid-tempo instrumental le temps de deux minutes, avant d’attaquer les choses sérieuse avec “Night’s Blood”. Merde je veux dire avec “The Dread March of Solemn Gods”. Il faut dire que ce morceau est vraiment dans la lignée directe de Dissection, cela aurait pu être des chutes de studio de Storm of the Light’s Bane. Nous y retrouvons le même mélange de black metal et de mélodie, un bon jeu avec deux guitares avec de bons riffs. Exactement le même style, le même type de chant, la même ambiance.
Et le reste de l’album se poursuit comme il avait commencé : en clone du groupe de Jon Nödtveidt. C’est souvent bien fait comme sur le titre éponyme, “Discipline Through Black Sorcery” et tant d’autres. La production est bonne et le son fait ressortir tous les instruments. Il y a peu de mauvais moments (un solo de guitare sur “Lunar Hex; or the Art of Mighty Lycanthropy”) et pas non plus d’excellent, sauf peut être “The Tower of the Perpetual Twilight”, seul titre qui rappelle moins Dissection et s’oriente vers des sonorités Metallica milieu des années quatre-vingts. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Ninkharsag est consistant, l’album reste d’un niveau correct du début jusqu'aux trois-quarts. Il s'essouffle sur les deux derniers titres qui sont moins mémorables que le reste. Peut-être une panne d’inspiration ? Car soyons honnête, The Dread March of Solemn Gods reste bien fait et sans vrai défaut, sauf celui d’être une copie.


Le fan de Dissection sera ravi d’avoir un nouvel album de son groupe favori. Les autres préfèreront passer leur chemin je pense, vu que Ninkharsag n’apporte rien sur la table. Comme souvent, le meilleur titre de l’album est celui le moins influencé par un groupe majeur et sur lequel affleure la vraie personnalité du groupe.



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