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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 23 juin 2021
Sa note : 14/20

LINE UP

-Erik "Legion" Hagstedt
(chant)

-Patrik Niclas Morgan "Evil" Håkansson
(guitare)

-Roger "B. War" Svensson
(basse)

-Fredrik Andersson
(batterie)

TRACKLIST

1) Panzer Division Marduk
2) Baptism by Fire
3) Christraping Black Metal
4) Scorched Earth
5) Beast of Prey
6) Blooddawn
7) 502
8) Fistfucking God’s Planet

DISCOGRAPHIE


Marduk - Panzer Division Marduk
(1999) - black metal brutooooool - Label : Osmose



On connaît tous Marduk, et particulièrement son très célèbre Panzer Division Marduk. Même ceux qui ne l’ont jamais entendu. Pourquoi, comment ? L’album de tous les excès de Marduk tout simplement. Annoncé comme le « plus violent de tous les temps » ou encore tout sobrement comme le « Reign in Blood du black metal » (sa durée de même pas trente minutes conforte la déclaration), il s’est tout naturellement entouré d’une aura qui le précède. À raison ?

Car cette aura est celle d’un album bas du front, brutal voire même crétin. Soyons clairs, nous n’en sommes pas loin. Ça blaste en permanence comme un canard sans tête, les riffs sont tous agressifs en mode ultra-vitesse et n’espérez pas de temps mort sorti des incartades ambiance guerre promulguées par des samples hautement finauds à base d’explosions, avions en piqués et autres armes de guerre en action. Bas du front certainement. Pourtant, malgré une approche volontairement limitée, et du coup très aisément lisible, Panzer Division Marduk est un album qui ne faillit pas tant que ça avec le temps. Le réentendre plus de vingt ans après la déflagration initiale ne fait pas ressortir de défauts qui n’existaient pas à l’origine : trop violent, trop compressé dans ses idées, trop court. Seulement cette approche jusqu’au-boutiste a ses exquisités.
Étonnamment on peut s’enticher d’un album aussi bête. Car Morgan reste Morgan. S’il a désiré plus que tout mettre sa formation sur le devant de la scène d’une manière tout à fait naïve et proche du caprice d’ado, il n’en a pas oublié ses forces : des riffs reconnaissables, mélodiques et une structure globale parfaitement intelligible en permanence. "Christraping Black Metal" (mmmh, goûtu) renferme même en son sein un solo. Court, abrasif, mais solo quand même. Preuve que sous son abrutissement, le déferlement des chars d’assaut maintient le contact avec la musique. Ou la descente de toms et d’accords de "Scorched Earth", presque étonnante dans ce maelström. Puis la production aide également à la clarté du message sonore. Puissante bien sûr, lisse comme du Marduk de l’époque, elle laisse s’exprimer une basse brillamment ronflante bien qu’en arrière-plan.


J’avais écrit à une époque reculée « Boum ! C’est la guerre » en introduction d’une chronique fort heureusement disparue dans les limbes. Cela servira de conclusion à celle-ci, témoignage d’un album évidemment excessif, et même con, mais malgré tout attachant à sa gauche façon.



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