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CHRONIQUE PAR ...

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Wotan
Cette chronique a été mise en ligne le 18 juillet 2021
Sa note : 12/20

LINE UP

-Jochen Stock
(chant+guitare+basse)

-Thomas Riesner
(violon)

-Moritz Neuner
(batterie)

TRACKLIST

1) So ruf" sie wach das Sehnen
2) In Strömen aus Verwandlung ein flackerloses Licht
3) Dein knöchern' Kosen
4) Liebes dunkle Nacht
5) Der Freiheit Verlangen nach goldenen Ketten
6) Sie machen Mangel zum Geschenk
7) Das Geheimnis des Quellkosters
8) Das Sehnen von Mond und Sonne
9) Dem Kühnen in der Stille
10) Freiheit erlösen

DISCOGRAPHIE


Dornenreich - Du wilde Liebe Sei
(2021) - folk - Label : Prophecy Productions



- Dis donc Jochen, ton voyage annuel en Roumanie, comment s'est-il passé ?
- Bien bien, des souvenirs plein la tête. Et des mélodies romani plein les oreilles, j’ai assez de matériel pour notre prochain album. Et toi, Morritz, ce stage de morse sur des tambours ?
- Parfait, je ne peux plus m'arrêter de taper fort.


Les Autrichiens de Dornenreich ont toujours flirté avec le dark folk ou neo-folk depuis leurs origines, soit en l'intégrant dans leur black metal, soit en sortant des albums 100% folk. Ce qui est le cas de cette dernière sortie, garantie pur folk sans aucun instrument électrique ou une once de metal. La thématique des paroles, l’amour, se prête bien à l'exercice. Nous pourrions nous attendre à des chansons plutôt douces, ou mélancoliques, voire même enjouées. Le résultat est différent : une sorte de mélange entre de la musique tribale et de la musique tzigane. Les percussions sont tellement mises en avant et les morceaux essentiellement basés sur la rythmique, que l’on se croirait dans un cercle de tambours sur une plage de la mer baltique. Mais avec un tempo quelquefois rapide, comme sur “Sie machen Mangel zum Geschenk” ou l’accéleration sur “In Strömen aus Verwandlung ein flackerloses Licht”, l’impression de calme n'apparaît pas vraiment.
Au milieu de cela, des guitares acoustiques type folk est-européen se mêlent aux battements de tambour pour accentuer l’ambiance “feu de camp”. Même si ce n’est jamais désagréable, il manque sur la plupart du disque un quelque chose pour rendre la musique plus apaisée, moins cliché même. Les nappes de violons sur “In Strömen aus Verwandlung ein flackerloses Licht” apportent un peu de cette douceur, mais sans complètement basculer l’ambiance. Le titre “Das Geheimnis des Quellkosters”, le zénith du disque, plus intimiste, montre cette facette de Dornenreich : poétique, belle tout en étant sombre. Le titre de clôture avec ses arpèges et les nappes discrètes de claviers est dans la même mouvance.


Après sept ans d'absence, Dornenreich revient avec un nouvel album et le groupe continue dans la même direction qu’il suit depuis pas mal de temps maintenant. Probablement trop typées tzigane, les guitares sont hors de propos avec l’ambiance tribale des rythmiques omniprésentes. Les Autrichiens ne parviennent pas toujours à nous convaincre, sauf quand ils laissent leurs plus intimes sensibilités prendre le dessus.





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