1874

CHRONIQUE PAR ...

25
Guillaume
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 18/20

LINE UP

-Fish
(chant)

-Frank Usher
(guitare)

-Hal Lindes
(guitare)

-Mickey Simmonds
(claviers)

-John Giblin
(basse)

-Mark Brzezicki
(batterie)

-guests

TRACKLIST

1)Vigil in a Wilderness of Mirrors
2)Big Wedge
3)State of Mind
4)The Company
5)A Gentleman's Excuse Me
6)The Voyeur (I Like to Watch)
7)Family Business
8)View from a Hill
9)Cliché
10)Jack and Jill
11)Internal Exile
12)The Company (demo)
13)A Gentleman's Excuse Me (demo)
14)Whiplash

DISCOGRAPHIE


Fish - Vigil In A Wilderness Of Mirrors
(1989) - rock prog - Label : EMI



Script for a Jester’s Tear, Fugazi, Misplaced Childhood et Clutching at Straws, 4 albums et puis s’en va. Voici comment on pourrait résumer l’histoire de Fish avec Marillion. Si on aurait aimé que ce chapitre se prolonge, on peut en tout cas affirmer qu'il n’a pas laissé un maigre héritage aux mélomanes que nous sommes. Après le split de Marillion, il nous restait donc à apprécier Hogarth ou bien à se tourner vers la carrière solo du poisson. Penchons nous donc un peu sur le cas Fish en solo, avec ce premier album C’est donc en 1989, année de la sortie du 1er album de Marillion « ère Hogarth », soit 2 ans après la dernière apparition de Fish avec Marillion, que Vigil... aura vu le jour…

En entamant une carrière solo, Fish allait enfin pouvoir faire ce qu’il voulait, sans les contraintes de telle ou telle personne. Ainsi, bon nombre de morceaux refusés par Marillion à l’époque ont d’ailleurs été finalisés dans ce contexte. Dés la première note, le charme agit, avec le titre éponyme, démarrant dans une ambiance assez étrange, plutôt sombre au synthé, très planante, puis, pas de doute, c’est bien lui ! Fish ! Ca comment très très fort, et cette première plage se prolonge durant plus de 8 minutes. Un vrai régal ! Parfait pour mettre en appétit.

La suite ne fait que confirmer les premières impressions, et même un peu plus. C’est véritablement superbe. Pas un seul titre moyen, pas une note de travers, tout est magnifiquement ficelé. Il y a tout ce qu’il faut, à commencer par "A Gentleman’s Excuse Me", exceptionnelle ballade (pompeuse me diront les mauvaises langues…), l’une des plus belles jamais écrites par Fish, et qui démontre encore une fois ses talents de parolier. "The Compagny" est le morceau le plus surprenant de l’album, une musique qu’on aurait jamais pu entendre sur un album de Marillion, aux sonorités très originales, qui deviendra par la suite un des hymnes de Fish. Bien difficile de discerner un titre plus qu’un autre, mais "Family Business" et "Cliché" sont franchement superbes et devraient convaincre définitivement de la qualité de l’album, même pour les plus réfractaires.

Enfin, vous l’aurez bien compris, Vigil in a Wilderness of Mirrors était un coup d’essai en solo pour Fish, et le moins que l’on puisse dire, c’est que cet essai sera transformé….un coup de maître, auquel on ne s’attendait pas. Chaque titre possède une saveur particulière et j’insiste, je ne vois pas de défauts à cet album. Aujourd’hui encore, il reste l’album à posséder dans la discographie de l’ex-chanteur de Marillion. On regrettera que les albums qui suivent soient à des années lumières de celui-ci, car, si je devais vous en faire un best-of, seuls les titres de cet opus y figureraient, mais cela ne tient qu’à moi après tout…


En tout cas, je vais m’obstiner et vous conseiller cet album, pour ceux qui ignorent tout de Marillion aussi bien que pour les aguerris qui ne se seraient encore jamais penché sur sa carrière solo (mais ceux-là existent-ils ?). Superbe !


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