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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 19 novembre 2021
Sa note : 13/20

LINE UP

-Pavel "Sigmund" Krasnov
(chant)

-Alexandra "Melaer" Krasnova
(chant)

Ont participé à l'enregistrement :

-Maksym "Max Morton" Pasichnyk
(guitare+basse)

-Dmitry "Kim" Gerasimov
(batterie)

TRACKLIST

1) Shifting Sands
2) Chrysalis
3) The Oath
4) The Seer

DISCOGRAPHIE


Stellar Void - Chrysalis (EP)
(2021) - black metal pas mal sympho - Label : Inverse Records



Keument ? Keuwwaaah ? On critique du black symphonique féminin sur Les Eternels désormais ? Révolution de palais ? Crise de covid suraiguë ? Abandon total de toute dignité et estime de soi ? Je comprends vos questionnements, parfaitement légitimes et recevables. Pourtant, il faut savoir se faire violence parfois, et accepter qu’on veuille dépasser ses limites, si maigres soient-elles.

Vous voulez une description rapide de la musique des Russes (issus du mouvement goth qui plus est d’après leur bio), prenez donc ceci : du black rapide et pouet pouet. Stellar Void abuse des blasts frénétiques (sans toutefois en caler partout, comprenne qui pourra) et surtout des claviers à tout rompre dans tous les sens. On retrouve le Dimmu des années quatre-vingt-dix et la cohorte de groupes de black symphonique qui, ne sachant que faire de cet instrument acheté une petite fortune, s’échinaient à en coller des tartines à peu près partout. Là-dessus, ajoutez le chant féminin tendance grandiloquente. Merveilleusement, la troupe arrive à ne pas singer Cradle of Filth, ce qui en soit constitue un petit exploit.
De ce maelstrom ultra connu, et pourtant terriblement suranné en 2021, émerge des convictions rares et portées à leur paroxysme. Aussi proche du ridicule le groupe flirte-t-il, jamais il ne franchit la sombre frontière qui le ferait basculer dans la parodie. Parsemant ses compositions de heavy et de death, Stellar Void a la majesté de ne pas se fourvoyer dans un amoncellement uniforme et aère sa musique. Même les claviers pompeux ne nous pompent pas le dard. Ils s’inscrivent dans une logique écrasante à l’écoute des chansons et nous font même constater que s’ils avaient été absents, l’ensemble s’en serait trouvé fortement amoindri dans son impact. Succès ? Succès… Succès ! J’en suis le premier désolé, mais ce premier essai court valide une approche corrodée par le temps.


Ce rappel à notre bon souvenir est réalisé avec une science manifeste, une maîtrise profonde des codes permettant de voguer toujours sur le bon côté de l’arête. Fort heureusement, la cible reste prescrite aux amateurs de black symphonique des années quatre-vingt dix, l’honneur peut rester sauf.





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