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CHRONIQUE PAR ...

97
Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 14 janvier 2022
Sa note : 16/20

LINE UP

-Kostas Panagiotou
(chant+claviers)

-Jeremy Lewis
(guitare)

-Frédéric "Nereide" Laborde
(guitare)

-Matt Strangis
(basse)

-John Devos
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Andrei Oltean
(flûte)

TRACKLIST

1) Strange Times
2) Erroneous Elation
3) Wilderness
4) Of Stardust We Are Made (And to Dust We Shall Return)

DISCOGRAPHIE


Pantheist - Closer to God



« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée.  » Matthieu 10:34. Pas de petits angelots joufflus, pas de dorures ni de bienséance aseptisée. Guerre au paradis, paix en enfer. Transformation chez les uns, évolution, paresse chez les autres. Depuis belle lurette, un intense combat entre lumière et ténèbres a lieu du côté de chez Pantheist.

Et ce combat a comme but de nous rapprocher de Dieu. Un titre d’album aux allures de programme ambitieux. Les death-doomsters de Pantheist sont de retour, trois ans après un Seeking Infinity - c’était, également, tout un programme-, dont la réalisation s'est avérée convaincante, à défaut d’être parfaite. Musicalement parlant, Closer to God reste globalement dans la même ligne que son prédécesseur. Point de vue qualité aussi. La cinquième œuvre de la formation y propose encore une alternance de passages sombres, majoritaires, et d’ambiances catéchisme, minoritaires. Cette fois-ci, néanmoins, la bande à Kostas a opté pour sortir un long titre, découpé en trois parties, plus une jolie conclusion apaisée et mélancolique, "Of Stardust We Are Made". C’est en tout cas mon interprétation de la structure de l’album. Rien n’indique, sur le papier, que les trois premiers morceaux se suivent, mais les mêmes mélodies sont reprises et déclinées. De manière mystique, psychédélique par moment, tout au long des vingt-trois minutes que durent "Strange Times", le premier acte.
De manière plus appuyée, quasi Shapeofdespairienne, durant un "Wilderness" plus mordant. Entre les deux, "Erroneous Elation" opère une brève transition « atmosphérique » (quatre petites minutes, rendez-vous compte si c’est bref !), pas forcément nécessaire, vu le caractère déjà atmosphérique de "Strange Times", mais pas désagréable non plus. Les chœurs y résonnent très joliment, même. Le résultat des courses ? On peut déplorer le manque de variété de l’ensemble. Personnellement, j’ai toujours un peu de mal avec les passages en chant clair, 100% non evil, de Kostas, même si, quelque part, ils font partie du charme de Pantheist. L’ensemble fonctionne cependant extrêmement bien. À force d’écoutes, on détecte ses variations. Et le fait d’avoir introduit des sonorités d’orgue Hammond sur "Strange Times" rappelle Pantheist, pour lequel j’ai un gros faible. Closer to God n’est peut-être pas parfait, il s’avère cependant prenant, envoûtant, même par moments, comme s’il nous rapprochait de…oh wait !


« Cinq en effet seront dans une maison : trois seront contre deux et deux contre trois, le père contre le fils et le fils contre le père, et ils se tiendront solitaires. » Thomas, Logion 16. Le chemin doit se parcourir seul. Des œuvres comme Closer to God aident tout de même à le trouver moins rude.





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