1905

CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Francis Rossi
(chant+guitare)

-Rick Parfitt
(guitare+chant)

-Alan Lancaster
(basse+chant)

-Pete Kircher
(batterie)

-Andy Bown
(claviers)

TRACKLIST

1)She Don't Fool Me
2)Young Pretender
3)Get Out And Walk
4)Jealousy
5)I Love Rock And Roll
6)Resurrection
7)Dear John
8)Doesn't Matter
9)I Want The World To Know
10)I Should Have Known
11)Big Man

DISCOGRAPHIE


Status Quo - 1+9+8+2
(1982) - rock - Label : Phonogram



Status Quo n'a jamais caché son attirance pour le dieu dollar et c'est ainsi que le groupe a tenté, dès Rockin' All Over The World en 1977, d'obtenir une production léchée pour conquérir le marché américain. Les claviers avaient fait leur trou et le son "live" des premiers albums avait disparu. Il s'agissait aussi de varier autant que possible, à leur niveau, le contenu de chaque album, même si les fans de la première heure ont eu du mal à accepter ce rock stérilisé.


1+9+8+2 est, comme son nom l'indique, l'album du vingtième anniversaire de Status Quo. Et oui, c'était déjà des anciens à l'époque ! 1+9+8+2 ne s'inscrit pas vraiment dans la lignée des albums commerciaux du groupe, comme pouvaient l'être Rockin' all over the world ou In the army now. D'un autre côté, il est loin de dépoter autant que les grands classiques que sont Piledriver et Hello !. C'est du Status Quo mignonnet, toujours aussi rock 'n' roll et plaisant. Les penchants de Status Quo pour la variété ne se retrouvent pas encore ici.

Bien qu'il ne semble pas très apprécié des membres du groupe (qui ne sont pas les derniers à descendre leurs propres créations pendant les interviews), 1+9+8+2 est tout à fait convenable. Le boogie fait toujours son effet, la production met bien en valeur les guitares d'une finesse exemplaires pour du rock 'n' roll. Ça joue "à l'économie" et l'album comporte sa dose de refrains immédiats et entêtants, particulièrement bien foutus (celui de "Doesn't Matter" par exemple, même si le reste du morceau est plus léger). Judicieusement placés au début de l'album, les meilleurs titres ne devraient pas décevoir les fans ("She Don't Fool Me", "Get Out And Walk") tandis que quelques autres les surprendront sans doute ("Jealousy", "Big Man"). Et comme d'habitude dans ce style, quelques titres plus quelconques empêchent le tout de devenir réellement incontournable.

Mais il n'y a que "Jealousy" et ses horribles bidouillages synthétiques (la production commence à suinter les années 80) qui soit vraiment mauvais. Les compos du bassiste Alan Lancaster sont assez spéciales, et visiblement peu appréciées de ses collègues Rossi-Parfitt, ce qui ne fera qu'agrandir le fossé déjà existant entre les deux camps. Pourtant, des morceaux comme "I Love Rock And Roll" (assez léger, mais pas déplaisant, mention spéciale au titre de la chanson, super original) ou "Big Man" (plus rageur et mélodique) sont loin d'être mauvais, et permettent de varier un peu les plaisirs.

Ceci dit, les meilleurs morceaux sont signés Rick Parfitt, du "classic Status Quo" et du meilleur. Mélodies, rythmes swing et rock 'n' roll, tout y est sur "She Don't Fool Me" et "Get Out And Walk" (refrain succulent "à la Beach Boys" sur celle-là). Les compos de Rossi sont moins bonnes, mais ça reste correct ("Young Pretender"). Mais il a quand même composé une bombe : "I Should Have Known". Là, on peut dire qu'ils ont mis le turbo sur cette dernière ! Le groove et la vitesse des guitares me mettent sur le cul à chaque fois !


Dommage que la production soit un peu trop propre, les années 80 sont bel et bien là (cf. la photo sur le verso de la pochette, avec leur maquillage). Mais ça reste raisonnable, ils feront bien pire après. Dans l'ensemble, 1+9+8+2 se situe sans problème dans la bonne moyenne des productions de Status Quo, moins bon que les classiques et bien meilleur que leurs albums en demi-teinte.


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