1931

CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Knjaz Varggoth
(chant+guitare)

-Saturious
(sopilkas+zitra+claviers)

-Xaarquath
(basse)

-Munruthel
(batterie+percussions)

TRACKLIST

1)The Funeral Wind Born In Oriana
2)Night Before The Fight
3)Black Raven
4)The Call Of Aryan Spirit
5)The Child Of Swamps And Full Moon
6)Death Damnation
7)In The Fire Of The Wooden Churches
8)Jesus' Blood
9)NeChrist - Dance Of The Swords
10)Perun's Celestial Silver

DISCOGRAPHIE

NeChrist (1999)

Nokturnal Mortum - NeChrist
(1999) - black metal - Label : The End Records



Tout d’abord, commençons par la petite anecdote qui apporte rien mais c’est pas grave. Ce CD entérine sûrement le record du plus grand nombre de pistes pour un album de black metal. En effet, il n’y en a pas moins de 88 ! Rassurons le monde entier (si ! si !), il s’agit en fait de micro pistes de 3 secondes pour 75 d’entre elles avec juste des oiseaux qui gazouillent dans la forêt. Cela mis à part, le disque s’ouvre sur une sorte de cornemuse locale (Ukraine) sur fond de petits oiseaux qui gazouillent. C’est très calme, mais bien vite la musique arrive et c’est un bon gros blast beat qui casse l’ambiance avec un bon riff bien rapide.

Le groupe use de claviers avec parcimonie, tant mieux. "The Funeral Wind Born in Oriana", cette première chanson, délivre un break surprenant en son sein puisque c’est encore un solo d’un instrument du cru qui vient briser la musique. Le groupe aime bien cet instrument puisqu’il nous ressert ce même break accompagné de petits «lalalala» (j’imite très mal) en guise de conclusion pour la chanson. Surprenant mais bien trouvé. En tout cas cette première piste donne le ton, et celui-ci est enlevé. Ce sera un black metal rapide, hargneux, enrobé de claviers.

Parlons du son parce que j’en ai envie (c’est trop bien d’écrire des chros, on fait ce qu’on veut). Il est un peu sous produit, mais vraiment pas assez en fait. Les guitares sont bizarrement étouffées. Elles ne sont pas assez froides. Il se dégage encore trop de vie d’elles. Il eut fallu une plus grande absence de vie dans leur son. Les claviers sont corrects pour leur part, tandis que la batterie aurait gagné à avoir un meilleur son de grosse caisse. En fait quand je dis meilleur son, je pense surtout à plus mal enregistré. Le black metal est un style auquel convient particulièrement ce genre de production hyper nulle.

Pour revenir à la musique en elle-même, la suite de l’album ne réserve pas toujours des surprises comme sur la première piste. En fait si on enlève ces petites gâteries, qui restent rares mais régulières, on se retrouve avec un black tout à fait classique et pas fait avec assez de génie pour qu’il soit réellement soufflant. La créativité du groupe ne semble pas débordante, en dehors des moments où ils nous étonnent avec des instruments exotiques. Un bon exemple est l’ouverture de la troisième chanson (je ne peux la nommer puisque d’une je ne parle pas ukrainien et de deux, je n’écris pas ukrainien et mon ordi non plus) avec un instrument à vent que l’on devine du coin (quand à savoir si c’est un Domra ou un Drymba, ou un Zitra voire des Sopilkas … je vous laisse choisir).


Voilà donc ce que produit Nokturnal Mortum comme musique, soit un black metal pas original pour un sous, ni même exécuté avec un grand talent. En fait seuls plaident pour lui ces quelques interventions d’instruments exotiques, sinon en dehors de ça, il y a bien quelques séquences bien trouvées, mais le reste justement, reste dans la moyenne mais sans plus. Je ne dirai pas que la musique est foncièrement mauvaise, mais elle est sans invention et sans génie particulier. Pour ceux qui veulent entendre des Domra, Drymba, Zitra ou Sopilkas donc.


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