1953

CHRONIQUE PAR ...

15
Flower King
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Steve Hackett
(chant+guitare)

-Roger King
(claviers+guitare)

-John Hackett
(flute)

-Rob Townsend
(instruments à vent)

-Gary O’Toole
(batterie)

-Nick Magnus
(claviers)

+ The Underworld Orchestra

TRACKLIST

1)A Dark Night In Toytown
2)Waters Of The Wild
3)Set Your Compass
4)Down Street
5)A Girl Called Linda
6)To A Close
7)Ego & Id
8)Man In The Long Black Coat
9)Wolfwork
10)Why
11)She Moves In Memories
12)The Fundamentals Of Brainwashing
13)Howl

DISCOGRAPHIE


Hackett, Steve - Wild Orchids
(2006) - rock prog - Label : Camino Records





L’orientation musicale de ce nouvel album a de quoi dérouter : fort de ses deux précédentes réalisations, Steve Hackett propose ici une synthèse de la force du rock et la magnificence de la musique classique, via une orchestration riche et colorée. Ce n’est pas le premier, ni le dernier à tenter cela, après tout… Le problème, c’est que ça ne fonctionne pas toujours. Les résultats sont plutôt concluants tant que les éléments symphoniques se réduisent à un rôle d’accompagnateur, de mise en relief de la structure du morceau ; mais lorsqu’ils font jeu égal avec les composantes rock, on aboutit à des compositions décousues et franchement indigestes, tel le bancal titre d’ouverture ("A Dark Night In Toytown") ou le catastrophique "Down Street", qui à force de vouloir jouer sur le décalage et l’éclectisme échevelé, se perd dans un déballage grotesque.

Malgré ces quelques déconvenues, l’ensemble est plutôt agréable à l’écoute, Steve Hackett privilégiant toujours la sensibilité à la démonstration. Cela ne l’empêche pas de faire parler la poudre quand il le faut, et de nous livrer ainsi la meilleure pièce de l’album : "Ego And Id", rock rageur aux accents gilmouriens, ponctué de soli jouissifs. Il est tout aussi remonté sur la reprise du "Man In The Long Black Coat" de Bob Dylan, mais autant l’ambiance nocturne et tourmentée du morceau original sied parfaitement au sieur Hackett, autant l’avalanche de soli ponctuant les refrains finit par déforcer cette atmosphère.

Finalement, c’est quand le guitariste fait parler son moi fragile et romantique qu’il est certain de ne jamais décevoir. Tant mieux pour nous, cela concerne une petite moitié des pièces composant ce Wild Orchids : le diptyque hisaishien "To A Close" / "She Moves In Memories", la nostalgique "A Girl Called Linda", ou le poignant "Set Your Compass", aux réminiscences genesiennes bienvenues ; autant de petits trésors bientôt chéris par une petite communauté que l’on n’espère pas voir grandir, mais que Steve Hackett mérite bien, tant son art, même dans ses erreurs, conserve un charme unique et dépaysant.




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