1954

CHRONIQUE PAR ...

8
Alexis KV
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Lugubrious
(chant)

-Luisma
(guitare+chant)

-Ana
(guitare)

-Ramon
(basse)

-Rojas
(batterie)

TRACKLIST

1)Posthumous Predation
2)Feasting on Purulence
3)Frenzied Genital Carbonization
4)Antemortem Thanatopraxis
5)Disgorging Innards
6)Excruciating Denervation of the Lumbar Spine
7)Cadaveric Metamorphose
8)Syndicate of sickness
9)Edible Necrectomy
10)Festerfeast
11)Intravenous Molestation of Obstructionist Arteries (o-pus V)
12)Furtive Dissection
13)Surgical Extravaganza
14)Apology for Pathology

DISCOGRAPHIE


Haemorrage - Apology For Patology
(2005) - grindcore - Label : Morbid Records



Le goregrind, en voila un genre bien curieux, l'un des rares qui se définissent non seulement par des caractéristiques musicales, mais également - on pourrait même dire "avant tout" - par une thématique très précise et une imagerie souvent choquante. Autant dire que la marge de manoeuvre artistique n'est pas très ample. Mais il en faut plus pour décourager les nombreux groupes qui ont opté pour la voie de ce que l'on appelle encore le "grind pathologique". Dont Haemorrhage, fidèle au style depuis sa formation, il y a une bonne quinzaine d'années, et perpétuant la tradition des pères fondateurs de Carcass.

Toutefois, le goregrind a subi quelques mutations au fil des ans, et l'un des changements les plus notables est la perte de cet esprit anarcho-végétarien revendiqué par le combo anglais. La plupart des groupes s'orientent vers quelque chose qui tient soit de l'obsession malsaine pour le gore, soit d'un film d'horreur de série Z avec ses litres de fausse hémoglobine et son second degré évident. Heureusement pour Haemorrhage, il se situe assez clairement dans la deuxième catégorie, et opte entre autres pour un pochette sobre, ce qui nous évide d'avoir à contempler une n-ième image que l'on croirait issue du site rotten.com.

Quand on parle de l'influence musicale de Carcass, il faut bien préciser de quelle période du groupe on parle. Il ne s'agit ni du Carcass glauque et complexe de Symphonies Of Sickness/Necroticism, ni du Carcass "mélodique" de Heartwork/Swansong, mais du Carcass de Reek Of Putrefaction. Apology For Pathology propose donc des titres courts, avec un minimum de variations de tempo, du blast sans complexes, et surtout un feeling punk et un groove qui font tout le charme de Haemorrhage. En somme une musique qui a nettement plus tendance à inviter l'auditeur à pogoter comme un crétin qu'à provoquer un quelconque sentiment de malaise ou de gêne.

Mais les limites du genre mentionnés dans l'introduction de cette chronique se font quand même ressentir. Si ce n'est la présence d'une femme à la guitare rythmique, il n'y a pas grand-chose pour surprendre : une classique alternance entre chant guttural et cris aigus, de petits samples d'ambiance, bref rien de nouveau sous les scialytiques. Même le pourtant très riche vocabulaire médical ne semble pas être inépuisable, avec des titres semblent puiser dans les noms de chanson de Reek of Putrefaction (prenez "Genital Grinder", "Carbonized Eye Sockets", "Frenzied Detruncation", et vous obtenez "Frenzied Genital Carbonization"...). L'album est néanmoins assez bien composé pour mériter l'attention d'un fan du genre, et son caractère moins extrémiste en fait un objet désigné pour toute personne désirant s'initier au goregrind.




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