1970

CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Daniel Brennare
(chant+guitare)

-Mikael Larsson
(basse)

-Johan Oudhuis
(batterie)

TRACKLIST

1)The Greymen
2)Making Evenings
3)Black Brick Road
4)Dystopia
5)The Organ
6)A Trip With The Moon
7)Sister Sinister
8)Rainy Day Away
9)Crazyman

DISCOGRAPHIE


Lake of Tears - Black Brick Road
(2004) - rock gothique - Label : Noise Records



Sixième album depuis le premier album Greater Art en 1994, Black Brick Road est un produit très séduisant de gothic organ rock par la qualité des mélodies déployées et la maturité dans la composition musicale. Enregistré au Sunlight Studio, Black Brick Road reste très accessible, et même s’il ne déborde pas d’une originalité foudroyante, son écoute est des plus agréables. Les mélodies douces et complexes se mélangent à un feeling rock, parfois indépendant ("Sister Sinister"), parfois psychédélique, et d’autres fois plus teintées de metal ("Crazyman").

Rappelant Amorphis dans la période post-Tuonela ou encore certaines réalisations de Paradise Lost au niveau de la démarche et du son, Lake Of Tears tire son épingle du jeu par des ambiances lancinantes, mid tempos, menées par des guitares plutôt complexes et loin d’êtres barbantes. L’utilisation des claviers est parfaitement maîtrisée, avec une touche orgue hammond très bien intégrée. Ceux-ci ne sont pas omniprésents sur la galette, mais savent se faire entendre quand il le faut et être discrets mais essentiels la plupart du temps.

Sur "The Organ" par exemple, l’intro instrumentale laisse place à une composition lente et mélodique, où les claviers sont bien là, derrière, soutenant l’atmosphère de recueillement que ce titre impose. De la même manière, le chant de Daniel Brennare se veut à la fois très présent ("Crazyman") pour le besoin de compositions psychédéliques, chaud avec des teintes blues ("Black Brick Road"), et très entraînant ("Dystopia"). Il faut remarquer la fougue de ce dernier titre "Dystopia", poignant en tout point avec un refrain particulièrement taillé pour la scène. De manière à apporter une touche de douceur supplémentaire, "Sister Sinister" fait appel à un chant féminin grave et lancinant sur un fond musical tendant plus vers le rock indépendant qu’autre chose.


Bon, on frôle parfois le sentiment d’un trop plein de "commercial" ou de "pop rock populaire", mais ce détail est noyé dans de bonnes compositions. "A Trip With The Moon" est par exemple un titre un peu fade et peut-être dispensable. "Crazyman" est là pour remonter le niveau avec des guitares agressives dans un style parfaitement psychédélique. L’atmosphère très «cowboy» du titre éponyme à l’album donne une touche plus folk et nostalgique pour au final nous compléter un album riche et varié, très agréable à écouter dans le temps. Il est temps que certains artistes connaissent la reconnaissance proportionnelle à leur talent.


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