1989

CHRONIQUE PAR ...

3
TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 10/20

LINE UP

-Hans
(chant)

-William
(guitare)

-Rogier
(basse)

-Marc
(batterie)

TRACKLIST

1) Covered With Faeces As Decoration
2) Visible Stains Slashes & Marks Of Self-Disgust
3) Sewing Up The Abdominal Rupture For The Successive Acts Of Degradation
4) Sexually Imminent Perverted Deviant
5) Infinitive Putrefaction In Progress
6) A Manual Of Heinous Ways In Degeneration
7) In The Wards Of Large Scaled Decompositions
8) A Delightful Scenario Of Depravity
9) Equal Pleasures In The Realms Of Dehumanisation
10) Intrigue Redolence Inside Putridity
11) Immersing The Body In A Cesspool Of Lye As A Satisfying Method
12) Deliberate Full Corporal Slicing With A Cleaver
13) The General Attributes For Partial Trunk Separation
14) Careless Utterly Dissected
15) Irresistible Fixation Of The Human Disarray
16) Corroded Hookworm Phenomenon
17) A Demonstration In Disassembling The Bodily Numbless
18) Fragrant Facial Purulence
19) Carnivorous Nausea
20) Slithered Limbs (Adorable Congestion Of Body Remnants)

Etc...

DISCOGRAPHIE


Last Days Of Humanity - Putrefaction In Progress
(2006) - grindcore - Label : Bones Brigade



Ultime Outrage Sonore infligé à l'Humanité. Le dernier « album » annoncé de Last Days Of Humanity ne mérite pas d'autre qualificatif. Cette bande de hollandais fous, perdus à la raison depuis des lustres livre ici sa dernière fournée de grind brutal à ses auditeurs une nouvelle fois affligés. Souvenez-vous de leur précédente livraison, In Advance Haemorraging Conditions, une honte musicale qui ne mérite surtout pas la classification dans le genre musique. Hé bien cette nouvelle rondelle perpétue l'œuvre avec Majesté.

De l'abomination sonore, il n'y a pas d'autres mots. Car là où le disque précédent se limitait à 9 minutes tout mouillé de chaud, entrecoupé qu'il était d'interludes narrés à se marrer, Putrefaction In Progress s'assume jusqu'au bout pour saccager les conduits auditifs du chaland qui osera l'écouter. La pause est un mot inconnu tout au long des 25 minutes chrono de cet album (41 titres svp) dont on a peine à lui accorder une once d'humanité comme le nom du groupe le laisse envisager. Last Days Of Humanity ne s'est jamais fixé qu'un seul objectif, repousser les limites de l'extrémisme musical au cours de sa dizaine d'années d'activité. Les voilà arrivés au bout du chemin. Napalm Death a enfanté ici de son enfant le plus terrible à l'échelle du « mainstream » du grind. Aucune concession n'est faite à quiconque.
À l'auditeur tout d'abord, mais aussi aux instruments qui sont malmenés, et dont c'est visiblement le seul objectif intelligible, jusqu'à extinction, annihilation totale. Au metal et au punk auxquels la définition de dérangés du bulbe ne résiste pas. A la musique en général pour finir qui se voit là bafouée dans ses fondements les plus solides, reniée jusqu'à la moelle pour ne plus être qu'un maelstrom d'immondices sonores. C'est mal enregistré (la caisse claire est une blague), mal composé (celui qui ose affirmer qu'il y a un fil conducteur ainsi que des semblants de chansons est un menteur éhonté et honteux) et mal distribué. La guitare est tellement abrasive qu'il est strictement impossible de distinguer le moindre riff. Peut-être en existe-t-il. S'il n'en existe pas on ne serait pas plus surpris que ça. La basse est un horrible puits sans fond de grave ultra saturé indiscernable. La batterie donc, en plus de son inhumain son de caisse claire trop tendue se limite au blast beat le plus excessif, de l'ultra blast. Le chant finalement, qui ne comporte aucune parole se cantonne au grognement de porc cancéreux de la gorge.
Et cela donne quoi ? Un album repoussant, hautement inaudible donc parfaitement génial quand on veut s'éclater le crâne, se défoncer l'ouïe ou tout simplement se défouler en diable. Du grind brutal dans sa représentation la plus pure, son inécoutabilité la plus admirable. Faut-il retenir quelque chose d'une torture de cet album ? Non, bien évidemment. C'est là sa plus grande force. On n'en retient rien car il n'y a rien à en retenir. On se contente d'en ressortir hébété et ahuri car même l'amateur de metal extrême crachera dans la soupe. Pourtant il se sera amusé à l'écoute de l'objet car cela reste un pur bonheur d'inesthétisme. Pourtant ... pourtant l'album est trop long. Les 9 minutes quasi parfaites de In Advanced Haemorraging Conditions sont enfoncées pour 25 minutes inutiles. 10, maximum 15, auraient suffi. De plus, ces plages de repos où un semblant de conteur d'histoire macabre palabrait étaient vitales à la bonne tenue et à l'équilibre de l'album. Elles ont ici disparu.


Alors ? Alors du hear-crushing nuke grind destroyer de très haute volée sans aucun doute, mais parfaitement incompréhensible pour 99,9999% de la population, trop long et trop éprouvant. Il appelle forcément à une note extrêmiste. 20 ou 0 ? Disons 10/20 car à certains moments il vaudra 20, à certains il vaudra 0. Et pour conclure, cette note d'une neutralité excessive et d'un manque de prise de position méprisable restera finalement comme l'unique dose de sagesse d'un disque d'une pureté inouïe.


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