2005

CHRONIQUE PAR ...

18
[MäelströM]
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 6/20

LINE UP

-Colin Ross
(chant)

-Nick Thompson
(guitare+chant)

-Omar Zehery
(guitare)

-Dave Bermosk
(basse+chant)

-Nate Van Dame
(batterie)

TRACKLIST

1)The Call Out (You Are the Dishes)
2)These Backs Are Made for Stabbing
3)Three Oh Nine
4)Body Bag
5)Talk Us Down
6)Save Your Breath
7)Sincerely Yours
8)One Hundred Times
9)It's All the Rage
10)Speakers Blown
11)Until We Get Caught
12)Make a Run for It

DISCOGRAPHIE


Hit The Lights - This Is A Stick Up... Don't Make It A Murder
(2007) - pop punk - Label : Triple Crown




Des groupes adulescents au rock énervé, on en voit des dizaines débarquer tout droit des États-Unis depuis quelques années. Clones de Blink 182 par dizaines, guitares crunchy et chant emo, la relève est bien médiocre. Hit The Lights n’échappe pas à la règle et nous sort son skeud «de la consécration» qui sombrera vite dans l’oubli de par des compositions bateau au possible ainsi qu’un manque de personnalité évident.


Fait étonnant (ça oui alors), "Hit the Lights" est la première chanson sur laquelle Metallica a travaillé en tant que groupe indépendant. Dingue, non ? Alors, cause de lien à effet, simple mytho’ ou coïncidence coïncidentale ? La question reste posée (et ce n’est pas moi qui y répondrais, même si je connais la réponse). Point de metal ici, pourtant. Mais qu’est-ce qui distingue Hit the Lights de leurs concurrents pop/punk me rétorquerez-vous ? Et moi de vous répondre avec brio : rien. Ce n’est ni bon ni vraiment mauvais, ça n’a aucun goût, c’est toujours la même recette à base de ce qu’il faut d’Offspring et de Weezer, comme le font (mais en mieux) des groupes comme Bowling For Soup ou YellowCard. Ici, "Three On Nine" ou "The Call Out" brassent de l’air, tentent de donner une contenance à des morceaux banals et (paradoxalement) surannés. On ne croit même pas au batteur qui s’échine à paraître agressif ou aux guitares assourdies au possible (production minable ne pariant que sur le chanteur oblige).

D’ailleurs notre ami Bob, habitué (et fin connaisseur) du modern-rock étatsunien, malgré une oreille attentive, n’a lui non plus pas réussi à faire la différence entre deux morceaux dans cet amoncellement de chansons pêchues et groovy, pourtant curieusement fades. Des titres comme "Talk Us Down" ou "Speakers Blown" arrivent à légèrement relever l’attention mais encore une fois, tout est tellement commun que le produit finit rapidement par saouler. Le chanteur notamment porte très vite sur les nerfs – si sa voix n’est pas désagréable il possède encore ce grain juvénile qui rabaisse encore la musique (qui n’avait vraiment pas besoin de ça) et ne laisse pas une seule seconde au groupe pour se tailler son chemin. Sur les 47 minutes que dure le disque, on doit l’entendre sur au moins 35, au bas mot... Incapable de la fermer même quand les guitares improvisent une montée en puissance, il ne veut absolument pas lâcher le morceau et monopolise honteusement le temps de parole.

Hit the Lights est de ce type de groupes qu’on entend dans les génériques bas de gamme pour collégiens boutonneux, dans les mauvais films sur la sexualité des ados de là-bas, dans les pubs pour dentifrice... Qui eut cru que le punk-rock pouvait devenir de l’easy-listening ? Malheureusement pour Hit The Lights, on ne peut leur délivrer aucun crédit, même pas celui de s’améliorer avec le temps, en tout cas pas avec des bases telles. Ça respire la rage adolescente insipide, les enchaînements faussement énervés, et le chanteur est pour beaucoup dans cette farce un peu ridicule. Comme vous l’aurez remarqué, plus le texte défile et plus l’avis de Votre serviteur parait tranché : c’est exactement la sensation qui prend avec Hit the Lights. Au départ on trouve juste ça moyen, mais plus le temps passe et plus le tout porte sur les nerfs. Ce n’est peut-être pas assez, et sûrement beaucoup trop.




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