2016

CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été mise en ligne le 25 avril 2008
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Rob Rock
(chant)

-Lou St Paul
(guitare+claviers)

-Kelly Conlon
(basse)

-Robert Falzano
(batterie)

TRACKLIST

1)Falling to Pieces
2)Devilution
3)When the Kingdom Comes
4)Lake of Fire
5)Holy Resurrection
6)Going Through Changes
7)Lazarus Rising
8)Revolution Coming
9)Generation of Destruction
10)Castles Are Burning

DISCOGRAPHIE


Fires Of Babylon - Fires Of Babylon
(2008) - heavy metal - Label : Metal Heaven



Formé de toutes pièces par le label Metal Heaven, le groupe Fires Of Babylon s’articule principalement autour du guitariste Lou St Paul, officiel de Winter’s Bane. L’objectif était de concevoir un album typiquement heavy-metal US, et de laisser le guitariste composer dix titres emplis de gros riffs et de shred destinés à tous les headbangers en manque. St Paul a signé ; l’ont alors rejoint Rob Rock, Kelly Conlon et Robert Falzano, pas nés de la dernière non plus, pour former l’un des meilleurs groupes des années 80s... En 2008.

Alors du riff bien gras, de la rythmique éléphantesque, du solo shreddisant, autant dire qu’on en trouve à la pelle sur ce premier album. Un son caractérisé à l’américaine, mettant l’accent sur cette rythmique, quitte à délaisser le reste, peut rappeler Annihilator, les premiers Metallica, voire le Judas Priest de la période Jugulator. La technique est là, avec ces musiciens expérimentés (passés en vrac chez Death, Impelliteri, Shatter Messiah, ou justement Annihilator), et il y a bien peu à redire sur un plan strictement musical. Tout cela est très carré, mené par des pros qui savent où ils vont.

Étonnantes sont la basse, parfois agréablement groovy (le refrain de "Falling to Pieces"), et la batterie, plus inventive qu’il n’y paraît ("Lazarus Rising", "When the Kingdom Comes") : parvenir à apposer sa touche personnelle dans une musique si strictement régie, est un petit exploit en soi. Toutefois, on sent bien que la guitare reste l’instrument de bravoure, et tout est pensé pour valoriser les riffs tranchants et les soli virtuoses de Lou St Paul, qui sait aussi se montrer circonspect sur ce dernier point : ces titres ne se prolongent pas dans d’interminables branlettes de manche, les parties instrumentales sont suffisamment variées et inspirées. Une bonne chose.

Ajoutons à cela un vocaliste calibré sur mesure au style – l’évêque dans Avantasia, c’est ce bon vieux Rob - évoluant dans des tonalités élevées, avec un brin d’agressivité, et les conditions sont remplies pour fournir un bon album de heavy US. On regrettera, comme souvent, des refrains trop faciles et des mélodies simplissimes : "Devilution", "Revolution Coming", "Going Through Changes"… Cette musique est pensée pour rester simple et immédiatement « dansante ». Ce ne sont pas les quelques incursions de claviers qui complexifient la donne. Elles peuvent en revanche apporter une petite teinte, un supplément d’âme, si minime soit-il ("Lazarus Rising", "Lake of Fire").


Pour un premier album, Fires Of Babylon reste en pilotage automatique tout du long. Cela se sent trop clairement et c’est dommage. Les innovations sont trop rares pour faire sortir l’auditeur de l’ennui qui s’installe après avoir entendu cinq ou six morceaux globalement très similaires. Le tout reste bon, bien sûr, et c'eût été un comble au vu des participants, mais plus à apprécier dans les conditions du live selon moi.


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