2063

CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 7/20

LINE UP

-Udo Dirkschneider
(chant)

-Stefan Kaufmann
(guitare)

-Igor Gianola
(guitare)

-Fitty Wienhold
(basse)

-Francesco Jovino
(batterie)

TRACKLIST

1)Mastercutor
2)The Wrong Side of Midnight
3)The Instigator
4)One Lone Voice
5)We Do - For You
6)Walker of The Dark
7)Master of Disaster
8)Tears of a Clown
9)Vendetta
10)The Devil Walks Alone
11)Dead Man's Eyes
12)Crash Bang Crash

DISCOGRAPHIE

Mission No. X (2005)
Mastercutor (2007)
Dominator (2009)
Rev-Raptor (2011)
Leatherhead (EP) (2011)
Steelhammer (2013)

U.D.O. - Mastercutor
(2007) - heavy metal - Label : AFM Records



Nouvel album d'U.D.O., un de plus au compteur. Le line-up actuel du braillard allemand s'est stabilisé depuis quelques années, prêt à délivrer du bon heavy allemand, tout ce qu'il y a de plus classique. Si Thunderball était réussi, son successeur Mission N°X était déjà moins inspiré et cela ne va pas en s'améliorant avec Mastercutor. C'est bien simple, si Mastercutor était sorti pendant la reformation d'Accept, tous les fans l'auraient descendu en flèche. Mais étant donné qu'il s'agit d'un album d'U.D.O. qui par définition fait du sous-Accept, alors les critères d'appréciation sont plus cléments, forcément. Mais entre Death Row, Predator ou Mastercutor, c'est kif kif, tout est du même niveau !

Udo a toujours la pêche (bien que l'on dise ça à chaque fois qu'il sort un nouvel album, cet argument commence à sentir le roussi à force !), pas de problème, avec quelques titres bien bourrins ("We Do - For You"), parfois thrashisant ("Master Of Disaster"). Et ce ne sont pas les quelques arpèges ici ou là qui vont relever le niveau ("Walker In The Dark", "One Love Voice"), et encore moins les sonorités orientales téléphonées présentes sur "Dead Man's Eyes" et "The Wrong Side Of Midnight". Ne parlons pas des choeurs *guerriers* sur les refrains, la façon dont ils sont lancés est vraiment caricaturale, malgré la tentative d'accroches mélodiques ("Mastercutor", avec son intro débile sur laquelle Udo imite les présentateurs TV, il refait le même coup à la fin de "Crash Bang Crash").

Pour les riffs, même chose, on frôle le niveau zéro, aucune inspiration, rien qui reste en tête : bien malin celui qui parviendra à trouver un classique là dedans. Même la ballade "Tears Of A Clown" est pas terrible, Udo en a fait de bien meilleures par le passé (comme "Sweet Little Child" sur l'album Mean Machine).Du coup "Vendetta", avec ses riffs évoquant un peu la période US de Metal Heart d'Accept, passerait presque pour un chef-d'oeuvre face à la médiocrité du reste. Idem pour "Crash Bang Crash", entraînant et rock 'n' roll, un des seuls à se démarquer du heavy teuton bas de gamme. Mastercutor sent l'album bouclé à la hâte, le bon prétexte pour repartir en tournée et jouer exclusivement du Accept dans la set-list. Udo n'en est pas à son premier album quelconque de toute façon (Man And Machine ne volait déjà pas bien haut) donc il n'est pas exclu qu'un sursaut à la Thunderball puisse intervenir dans les prochaines années.


En attendant, les amateurs de heavy allemand se procureront sûrement Mastercutor les yeux fermés... pour les néophytes par contre, autant s'en tenir aux classiques d'Accept jusqu'à Russian Roulette. Les connaisseurs peuvent toujours approfondir la cause Accept en se penchant sur les premiers méfaits d'U.D.O., les meilleurs de sa discographie (Animal House, Mean Machine, Faceless World... voire Timebomb pour qui aime le bourrinage à la Painkiller), aucune chance d'être déçu de ce côté là.


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 7 polaroid milieu 7 polaroid gauche 7